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Les exportations de marchandises de la Corée du Sud ont augmenté de 83,5 % sur un an, à 120,94 milliards de dollars en septembre 2026. Dans un communiqué publié le 1er octobre, le ministère du Commerce, de l’Industrie et des Ressources (MOTIR) a indiqué que les exportations mensuelles avaient dépassé 120 milliards de dollars pour la première fois et que l’excédent commercial avait lui aussi atteint un record de 49,85 milliards. Les importations ont progressé de 26,0 %, à 71,09 milliards de dollars. Ces totaux mesurent la valeur monétaire des échanges de marchandises. Ils ne démontrent pas à eux seuls une hausse équivalente des quantités physiques expédiées, car les prix et la composition des produits influencent les montants en dollars.
Selon le ministère, les exportations cumulées de janvier à septembre se sont élevées à 814,5 milliards de dollars. Elles ont ainsi dépassé au cours des neuf premiers mois le record de 709,3 milliards enregistré sur l’ensemble de 2025. Cette comparaison met en regard un cumul de neuf mois et un total annuel antérieur ; elle ne constitue ni le résultat de toute l’année 2026 ni une indication certaine de son issue. En septembre, la hausse s’est concentrée dans plusieurs groupes de produits. Les exportations de semi-conducteurs ont bondi de 262,8 %, à 60,30 milliards de dollars, et celles d’ordinateurs ont progressé de 435,3 %, à 7,00 milliards. Le MOTIR a recensé des hausses dans 11 de ses 20 principales catégories d’exportation : les gains n’ont donc pas concerné toutes les catégories.
Les semi-conducteurs ont représenté environ la moitié de la valeur exportée en septembre. Le ministère a évoqué la persistance de la demande de mémoire, l’augmentation des volumes exportés et la hausse des prix contractuels. Il a relié les ventes d’ordinateurs à la demande d’infrastructures d’intelligence artificielle et à la diffusion de l’IA agentique. Les exportations d’appareils de communication sans fil ont augmenté de 23,4 %, à 2,14 milliards de dollars. À l’inverse, les exportations automobiles ont reculé de 5,5 %, à 6,05 milliards. Le MOTIR a cité un effet de calendrier : Chuseok est tombé en octobre en 2025 et en septembre en 2026, ce qui affecte la comparaison annuelle, ainsi que la faiblesse des exportations de voitures d’occasion. La moyenne quotidienne des exportations automobiles a néanmoins augmenté de 5,5 %, un indicateur qui tient compte des jours ouvrés.
Les échanges énergétiques montrent pourquoi il faut distinguer valeur et volume. Les exportations de produits pétroliers ont progressé de 72,0 %, à 7,22 milliards de dollars, et celles de produits pétrochimiques de 5,1 %, à 3,95 milliards. Le ministère a mentionné la forte hausse des prix mondiaux du pétrole, dans un contexte de baisse du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et de risques d’expédition accrus en mer Rouge. Pourtant, les volumes exportés ont diminué de 6,9 % pour les produits pétroliers et de 19,1 % pour les produits pétrochimiques. La valeur des importations de pétrole brut a augmenté de 38,4 %, à 8,00 milliards de dollars ; les volumes importés ont crû de 2,0 % et les prix de 35,7 %. Les montants nominaux peuvent donc nettement augmenter alors que les quantités stagnent ou baissent.
Les exportations vers la Chine ont bondi de 122,7 %, à 26,01 milliards de dollars ; celles vers les États-Unis ont augmenté de 137,0 %, à 24,33 milliards, et vers l’ASEAN de 92,6 %, à 21,29 milliards. Les ventes à l’Union européenne ont progressé de 20,9 %, à 8,65 milliards, tandis que celles vers le Moyen-Orient ont baissé de 14,1 %, à 1,60 milliard. Les importations d’énergie ont gagné 38,0 %, à 12,96 milliards de dollars. Le ministère a relayé l’attente du ministre selon laquelle les exportations annuelles pourraient atteindre 1 000 milliards de dollars, tout en signalant le protectionnisme et les tensions au Moyen-Orient comme des risques. Il s’agit d’une perspective officielle, non d’un résultat réalisé ni d’une prévision établie indépendamment. Un mois exceptionnel et des hausses concentrées ne déterminent pas à eux seuls la trajectoire commerciale à venir.


