Détails de l’article
Le Bureau national de statistique du Kenya (KNBS) a indiqué le 30 septembre que les prix à la consommation étaient supérieurs de 6,8 % en septembre 2026 à ceux d’un an auparavant. La variation mensuelle était de 0,4 %, et l’indice des prix à la consommation (IPC) est passé de 155,85 en août à 156,47 en septembre. Le taux annuel compare septembre 2026 à septembre 2025 ; le taux mensuel mesure août-septembre. Ces périodes répondent à des questions différentes. Un taux annuel de 6,8 % ne signifie pas que chaque article ou budget de ménage a augmenté à ce rythme en septembre.
Les variations annuelles des prix dans trois des 13 divisions étaient les suivantes : alimentation et boissons non alcoolisées, 9,5 % ; transport, 15,6 % ; logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles, 3,2 %. Ensemble, elles représentent plus de 57 % des pondérations de l’IPC. Les poids indiquent l’importance de chaque division dans le panier moyen ; les dépenses de chaque ménage peuvent différer. L’alimentation pèse 32,9094 %, le transport 9,6468 % et le logement et l’énergie 14,6124 %. Ce sont des paramètres de calcul, ni des variations de prix ni une mesure directe du budget d’un ménage particulier.
La tendance mensuelle était plus contrastée. L’alimentation et les boissons non alcoolisées ont augmenté de 0,9 % par rapport à août, tandis que le transport a baissé de 0,4 %. Le logement et l’énergie ont progressé de 0,1 %. Le KNBS relève des hausses de 4,5 % pour la farine de blé blanc, 5,8 % pour le lait frais vendu en vrac et 6 % pour le lait conditionné. À l’inverse, les tomates ont baissé de 4,1 %, la farine de maïs en vrac de 1,9 % et le sucre de 0,4 %. Les bus urbains et interurbains ont baissé alors que les tarifs aériens internationaux montaient ; la moyenne du transport agrège ces mouvements opposés.
Le KNBS situe l’inflation sous-jacente annuelle à 4,0 %, contre 3,4 % en août, et l’inflation non sous-jacente à 14,0 %. Cette distinction sépare les éléments du panier dont les prix évoluent différemment, notamment des postes plus volatils hors mesure sous-jacente. Le communiqué présente une incohérence dans son tableau des contributions ; cet article n’en reprend donc pas de points de contribution. Les taux des divisions ne doivent pas être additionnés comme s’il s’agissait de contributions : poids et méthode de l’indice exigent un calcul séparé. Les taux annuels restent utiles pour comparer les groupes définis, en tenant compte de leur couverture et de leur pondération.
L’IPC mesure les variations pondérées des prix de détail d’un panier fixe de biens et services, avec février 2019 comme base. Le KNBS collecte chaque mois les prix de points de vente répartis dans 50 zones de collecte urbaines, pendant les deuxième et troisième semaines. L’IPC national ne mesure donc pas séparément le coût de la vie de chaque zone rurale ou le panier de chaque ménage. Les prix moyens nationaux de produits sélectionnés ne sont pas des tarifs de magasin en direct ; ils relèvent de la période et de la méthode d’enquête. Les ménages peuvent connaître une évolution différente de la moyenne. Toute comparaison doit considérer la couverture du panier et le calendrier de collecte.
La publication de septembre indique une inflation annuelle de 6,8 %, contre 6,6 % en août. Un rapport mensuel ne détermine pas à lui seul l’inflation future ou les décisions monétaires. Il faut distinguer le taux mensuel de 0,4 % du taux annuel de 6,8 % et ne pas supposer que l’alimentation et le transport ont le même poids que l’indice global. La hausse alimentaire compte pour les ménages, mais l’indice suit un panier moyen. Le KNBS mesure les variations du niveau des prix ; il ne montre pas que revenus, salaires ou budgets de tous les ménages ont changé dans la même proportion. Les chiffres décrivent septembre et ne constituent pas une prévision.


