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La secrétaire générale du ministère jordanien de l’Énergie et des Ressources minérales, Amani Azzam, a appelé à établir une feuille de route d’investissement concrète pour l’intégration énergétique régionale lors d’une conférence sur le corridor énergétique de la Méditerranée orientale, tenue à Athènes le 7 octobre. L’agence de presse jordanienne Petra a indiqué que l’événement était organisé par HelleniQ Energy. Mme Azzam a déclaré que la diversification des sources et des itinéraires d’approvisionnement pouvait renforcer la sécurité énergétique et la résilience face aux perturbations. Ses propos expriment une orientation politique présentée lors d’une conférence ; ils n’annoncent ni accord signé ni approbation d’un investissement précis.
Selon elle, les corridors énergétiques devraient offrir aux pays des options pratiques afin de limiter leur dépendance à une seule source ou à un seul itinéraire. Les planificateurs devraient d’abord tirer le meilleur parti des infrastructures existantes, puis repérer les liaisons stratégiques manquantes qui pourraient donner accès à d’autres sources et marchés. Petra rapporte qu’elle considère les réseaux gaziers et les interconnexions électriques comme complémentaires, tout en soulignant que le choix dépend du besoin à satisfaire. La démarche proposée consiste à définir d’abord ce besoin, puis à retenir la solution techniquement et économiquement réalisable : infrastructure gazière, liaison électrique ou modernisation du système existant.
Cette approche associe l’intégration régionale aux exigences nationales de sécurité d’approvisionnement. Une liaison transfrontalière peut élargir les possibilités d’échange, mais sa seule existence ne garantit pas la continuité si une source, un itinéraire ou une modalité d’exploitation est perturbé. La planification doit donc inclure des solutions de remplacement fiables. Mme Azzam a estimé que la situation géographique de la Jordanie, ses interconnexions gazières et électriques existantes et son cadre réglementaire pourraient soutenir un rôle de plateforme régionale. Il s’agit de l’évaluation d’une responsable ministérielle. Petra n’a communiqué aucun chiffre de capacité nouvelle, montant d’investissement ou calendrier de construction pour un projet déterminé.
La proposition concrète est une feuille de route régionale qui classe les liaisons prioritaires et oriente les capitaux vers les projets réalisables, finançables et exécutables. Mme Azzam a appelé à passer de l’inventaire des possibilités à la définition des priorités et à la réalisation effective des corridors. En pratique, cela suppose de comparer le besoin d’approvisionnement, les actifs disponibles, les solutions techniques, les coûts et les gains de résilience avant de choisir un projet. L’article ne dit pas que la feuille de route a été adoptée, que le financement est assuré ou que les travaux sont programmés. L’intérêt économique de ces propos tient donc à la méthode proposée pour sélectionner et ordonner les investissements énergétiques transfrontaliers, et non à la mise en service d’un nouvel actif.



