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Selon les chiffres de la Chambre de l’industrie de Jordanie relayés par Petra, les exportations industrielles ont atteint 5,17 milliards de dinars jordaniens de janvier à juillet 2026. La chambre évaluait les mêmes sept mois de 2025 à 4,82 milliards, soit une hausse de 7,3 %, ou environ 350 millions de dinars. Il s’agit d’une comparaison cumulée en valeur sur sept mois, ni d’un résultat pour toute l’année 2026 ni d’un chiffre pour juillet seul. Cette série relève du suivi sectoriel de la chambre ; son périmètre diffère des statistiques douanières nationales et des certificats d’origine de la Chambre de commerce d’Amman.

La chambre a indiqué que neuf des dix secteurs industriels avaient progressé. Ce décompte suggère un mouvement étendu, mais ne révèle pas la répartition de la valeur totale, car les secteurs diffèrent en taille et en rythme. Les exportations de produits chimiques et cosmétiques sont passées de 1,065 à 1,207 milliard de dinars ; celles de l’habillement et du cuir ont atteint 1,064 milliard contre 1,032 milliard. Le groupe ingénierie, électricité et technologies de l’information a enregistré 881 millions contre 871 millions, et les produits pharmaceutiques 355 millions contre 353 millions. Ces écarts décrivent des montants absolus ; les taux doivent également être lus à l’aune de la base de chaque secteur.

Les exportations alimentaires, agricoles et d’élevage ont été déclarées à 619 millions de dinars, contre environ 543 millions. Celles de la construction ont progressé à 173 millions contre 107 millions. Les produits miniers ont suivi la direction inverse, reculant à 635 millions contre 640 millions. Ces exemples montrent que la croissance totale est inégale : certaines grandes catégories avancent modestement, tandis qu’une base plus faible peut enregistrer une hausse plus marquée. Le communiqué comportait des informations contradictoires sur la valeur et la progression des engrais ; cette ligne est donc écartée. Exclure un poste non résolu protège la comparaison, qui ne doit pas être complétée par un chiffre inventé ou un calcul sans fondement.

Les valeurs sectorielles sont exprimées en dinars nominaux. La source ne séparant pas les effets de prix et de quantité, une hausse de valeur ne signifie pas une progression équivalente de la production physique. Les taux de change, prix unitaires, composition des produits et calendrier des expéditions peuvent aussi influer sur les montants ; la déclaration ne décompose pas ces facteurs. Une comparaison cumulée unique ne permet pas non plus de conclure à de nouveaux investissements industriels, à une hausse de l’emploi, de l’utilisation des capacités ou de la valeur ajoutée locale. Ces questions exigent des séries de production, d’emploi et de douanes par produit. Les chiffres de la chambre constituent surtout un indicateur intermédiaire de l’orientation sectorielle.

Cette série apporte aux entreprises et aux lecteurs des politiques publiques une vue sectorielle sous les totaux du commerce jordanien. Une comparaison avec les tableaux douaniers de la Direction des statistiques suppose d’abord d’harmoniser définitions, couverture des entreprises et classifications de produits. Les certificats d’origine représentent encore un autre registre administratif, conçu à une fin distincte. Ces données ne sont donc pas des versions interchangeables d’une même statistique ; elles observent différentes étapes de l’activité commerciale. La période janvier–juillet ne couvre pas le reste de l’année et ne permet pas de conclure sur le total annuel. Petra a relayé les chiffres de la chambre sans publier de tableau méthodologique distinct pour les données sectorielles sous-jacentes.