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Les réserves brutes de la Jordanie s’élevaient à 28 474,6 millions de dollars fin septembre 2026, selon la page des indicateurs économiques de la Banque centrale mise à jour le 7 octobre. Petra a arrondi le montant à 28,5 milliards et rapporté une progression d’environ 3 milliards de dollars, soit 11,7 %, depuis fin 2025. L’agence a également indiqué que la banque estimait la couverture à environ 9,2 mois d’importations de biens et services.

Le montant exact est un stock à une date, pas un flux gagné pendant septembre. Le pourcentage et la hausse approximative comparent le niveau de fin septembre à celui de fin 2025. Il faut distinguer le stock de 28,4746 milliards de dollars de sa variation d’environ 3 milliards. La couverture en mois rapporte le stock au rythme des importations; elle ne garantit ni que les réserves resteront inchangées ni que toutes les obligations en devises seront couvertes.

Les réserves officielles brutes sont pertinentes pour apprécier la capacité à régler les paiements extérieurs et la confiance dans le système monétaire et financier. Leur hausse n’explique toutefois pas ses propres sources. Le compte rendu cité ne ventile pas les variations entre avoirs en devises, or, droits de tirage spéciaux, effets de valorisation ou autres composantes. Il ne compare pas non plus le stock à la dette extérieure à court terme, aux sorties de capitaux ou aux besoins futurs d’importation.

La couverture des importations est une estimation en mois qui dépend du dénominateur retenu pour les biens et services. Il s’agit d’un repère calculé selon la méthode de la banque, pas d’un compte à rebours littéral. La hausse de 11,7 % est cumulée depuis la fin de 2025, elle n’est ni un taux annualisé ni une croissance mensuelle. Le niveau est daté de fin septembre et l’annonce a été publiée le 7 octobre.

Ensemble, le chiffre précis de la Banque centrale et la comparaison arrondie de Petra indiquent une hausse par rapport à fin 2025 et une couverture estimée à 9,2 mois. Ce point de situation ne constitue pas une prévision ni une mesure complète de vulnérabilité extérieure. Il ne prouve pas à lui seul la durabilité des réserves, les motifs de politique économique ou l’évolution future du dinar. La date, la base de comparaison et la définition de la couverture doivent accompagner les chiffres.