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Les exportations jordaniennes vers l’Union européenne ont atteint 367 millions de dinars de janvier à juillet 2026, selon des chiffres cités par le président d’EuroCham Jordan dans un entretien rapporté par Petra. Elles étaient évaluées à 305 millions de dinars pour la période comparable de 2025, soit une hausse de 20,3 %. L’entretien indique aussi que les importations depuis l’UE ont diminué de 7,2 % et que le ratio exportations/importations dans les échanges bilatéraux est passé de 17 % à 22 %. Ces indicateurs sur sept mois sont attribués au président de la chambre ; l’article de Petra ne comporte pas de tableau méthodologique associé.

Les deux flux ont évolué en sens opposés, ce qui montre pourquoi la relation commerciale ne doit pas être évaluée à partir de la seule progression des exportations. Le ratio de 22 % rapporté dans l’entretien exprime les exportations jordaniennes par rapport aux importations en provenance de l’UE. Il ne représente ni la part de la Jordanie sur le marché européen ni un ratio couvrant l’ensemble du commerce extérieur du pays. Le passage de 17 % à 22 % résume l’évolution relative des deux flux cités, sans fournir leurs volumes complets ni la valeur exacte du déficit commercial. Le président a également indiqué que la balance restait favorable à l’UE. Les définitions doivent être harmonisées avant toute comparaison avec les tableaux douaniers nationaux.

L’analyse d’EuroCham aborde à la fois les possibilités commerciales et les conditions concrètes auxquelles font face les entreprises. Son président a évoqué l’accès au marché, la conformité aux normes, la logistique et l’environnement d’investissement comme des sujets importants pour la relation. Ce sont les positions de la chambre sur les politiques à mener ; l’entretien de Petra ne propose ni inventaire chiffré des obstacles, ni tableau par produit, ni mesure de la contribution de chaque facteur aux exportations. Ces sujets doivent donc être présentés comme des conditions et propositions examinées par les représentants des entreprises, non comme des causes établies de la hausse. La progression des exportations ne prouve pas qu’une réforme ou un investissement précis l’a produite.

Les valeurs commerciales citées sont des montants nominaux en dinars jordaniens. L’entretien ne distingue pas les effets des quantités, de la composition des produits et des prix ; une hausse de valeur de 20,3 % ne signifie donc pas une progression égale du volume physique exporté. Une comparaison sur sept mois exclut également le reste de l’année et ne permet pas encore une conclusion annuelle. L’entretien de Petra ne fournit pas de tableau supplémentaire par secteur ou destination ; l’étendue de la hausse entre produits, entreprises et régions jordaniennes demeure inconnue. Les chiffres donnent un signal sur le sens et l’échelle des échanges bilatéraux, pas une analyse complète de leur composition.

Il s’agit d’une évaluation de chambre centrée sur un partenaire commercial, et non d’un remplacement des statistiques douanières nationales. Une comparaison avec les tableaux officiels fondés sur les classifications de produits et les relevés aux frontières exige de vérifier les définitions, les dates d’arrêté et les sources. Le ratio exportations/importations peut résumer les flux de marchandises, mais ne couvre ni les services, ni les revenus, ni les stocks d’investissement. Pour les entreprises, le débat sur l’accès à l’UE souligne l’importance du suivi des certificats, des normes et de la logistique. L’entretien seul n’établit ni conformité réglementaire, ni rentabilité des entreprises, ni performance future des exportations ; les opinions doivent rester attribuées à EuroCham.