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La Direction jordanienne de l’impôt sur le revenu et des ventes a indiqué, dans une déclaration rapportée par Petra le 1er octobre, que 321 millions de factures avaient été émises dans le système national de facturation électronique en 2026. Elle a fait état de 223 millions de factures en 2025, soit un écart de 98 millions ou environ 44 %. La date exacte d’arrêté du chiffre 2026 n’a toutefois pas été précisée. Il ne faut donc pas le présenter comme un total au 30 septembre ni comme un résultat annuel définitif. Il s’agit d’un cumul depuis le début de l’année tel que communiqué à la date de publication.
L’administration a déclaré que 177 668 contribuables étaient inscrits, soit plus de 90 % du groupe ciblé. Une inscription ne signifie pas nécessairement qu’une entreprise émet activement des factures ; la déclaration ne détaille ni la fréquence d’activité, ni la répartition sectorielle, ni la taille des entreprises. Elle affirme aussi que la plateforme couvre 98,5 % de la valeur des ventes de biens et services. Cette couverture selon la valeur ne signifie pas que 98,5 % du nombre de factures est enregistré. Une couverture monétaire élevée peut inclure de grandes opérations sans décrire à elle seule le nombre ni la distribution des transactions plus modestes.
Le communiqué fournit une série d’inscriptions : 17 045 en 2023, 105 251 en 2024, 154 138 en 2025 et 177 668 en 2026. Ce sont les nombres de contribuables inscrits rapportés pour chacune de ces années. Le texte ne comprend pas de tableau méthodologique distinct permettant de savoir si chaque valeur représente un stock de fin d’année ou un décompte à une date particulière. La série indique la tendance communiquée par l’administration, mais il convient d’éviter des taux annuels précis tant que les dates de référence et les règles d’inscription ne sont pas confirmées comparables. La hausse des inscriptions ne prouve pas non plus un effet causal sur l’activité économique ou les recettes fiscales.
Le système national a été décrit comme permettant la vérification des factures par code QR et son intégration à l’application d’identité numérique Sanad. Une telle infrastructure peut faciliter le contrôle d’un document par l’acheteur, la tenue électronique des registres par les entreprises et la réception numérique des données par l’administration. Le communiqué ne présente cependant pas d’évaluation comparative des effets sur les coûts des entreprises, l’activité informelle, les résultats des contrôles ou le recouvrement. Davantage de factures générées par le système ne signifie pas automatiquement plus de ventes économiques ni un meilleur respect des obligations ; ces conclusions exigeraient des données liées sur l’activité des entreprises et leurs paiements fiscaux.
Le nombre de factures, celui des contribuables inscrits et la couverture de la valeur des ventes répondent à des questions différentes. Les 321 millions de documents décrivent le volume des transactions ; les 177 668 comptes concernent les contribuables inscrits ; les 98,5 % représentent la part déclarée de la valeur couverte. Sans date d’arrêté explicite pour 2026, la comparaison avec l’ensemble de 2025 peut porter sur des durées différentes. Garder ces distinctions aide entreprises et lecteurs à évaluer la numérisation sans en exagérer les effets. Petra a relayé le communiqué, qui ne comportait ni audit national indépendant ni annexe méthodologique de la série.


