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Le ministère irakien du Plan a rencontré la direction régionale de la Banque mondiale le 7 octobre pour discuter de la préparation d’une stratégie de partenariat sur cinq ans. L’ordre du jour cité par le ministère couvrait réformes et croissance, emplois, investissement, secteur privé, capital humain, diversification et climat des affaires. Les projets en cours, approuvés et proposés ont également été examinés. Il s’agit d’une consultation sur le programme, pas d’un plan final publié.
Ces thèmes relèvent de mécanismes différents. L’investissement privé peut dépendre de règles prévisibles et de financements accessibles ; les compétences supposent un lien entre formation et demande des employeurs ; la diversification exige des capacités hors pétrole. La réunion n’a toutefois pas précisé quel secteur ou quelle réforme serait prioritaire, quelle institution en aurait la charge ni comment les objectifs seraient mesurés. Un agenda large n’est pas encore un programme opérationnel.
Une stratégie de partenariat peut définir les domaines de coopération, de prêts et d’assistance technique de la Banque mondiale. La présence d’un projet dans une discussion stratégique ne vaut cependant pas approbation de financement. Le ministère a dit que les parties avaient examiné des projets existants et approuvés avec de nouvelles propositions. Cette distinction sépare le portefeuille actif des idées en préparation. Le communiqué ne donne ni liste de projets ni engagement financier. Les échanges ont aussi distingué l’accélération des projets en cours et déjà approuvés de la préparation technique de nouvelles propositions. Le premier volet suppose de lever les blocages d’exécution ; le second vise à rendre les propositions évaluables. Ils ne se situent pas au même stade de financement ou d’exécution.
La dépendance de l’économie irakienne aux recettes pétrolières rend importants les efforts visant à élargir la croissance et l’emploi. Mais la valeur de la stratégie dépendra de la faisabilité des réformes retenues et de la mesure des résultats, pas du nombre de thèmes abordés en réunion. Le climat des affaires pourrait se suivre par les coûts d’investissement et les délais de permis ; le capital humain, par le passage de la formation à l’emploi ; la diversification, par la production et les exportations hors pétrole. Ces indicateurs manquent.
Le communiqué confirme la discussion et son ordre du jour, sans établir que la stratégie est achevée, que de nouveaux projets ont été approuvés lors de cette réunion ou qu’un nouveau financement est engagé. Une stratégie publiée, des approbations par projet, un calendrier et des objectifs mesurables seront nécessaires pour évaluer les progrès. Le fait nouveau est la consultation en vue de préparer le programme quinquennal. Des projets parallèles entre organismes peuvent peser sur la capacité d’exécution et la charge des agents publics. La stratégie devrait donc préciser non seulement les domaines de soutien, mais aussi son articulation avec les plans irakiens existants et les données administratives prévues pour suivre les résultats.
