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Muhammad Rivai Abbas, directeur des exportations de produits industriels et miniers au ministère indonésien du Commerce, a présenté l’approche du gouvernement pour le charbon au forum Coaltrans Asia, à Badung, sur l’île de Bali, le 28 septembre. ANTARA rapporte que la valeur des exportations de charbon a atteint 18,11 milliards de dollars entre janvier et juillet 2026, soit 8,36 % de plus qu’un an auparavant. Le ministère a évalué les exportations nationales à 167,3 milliards de dollars sur ces sept mois et l’excédent commercial à environ 3,9 milliards. Le chiffre du charbon mesure une valeur, pas un volume exporté; le compte rendu ne fournit ni tonnage, ni parts par destination, ni série corrigée des prix.
Au forum, l’attention réglementaire s’est portée sur le règlement ministériel no 15 de 2026 relatif aux politiques et modalités d’exportation du charbon. La base juridique officielle indique que le texte a été promulgué le 29 mai et est entré en vigueur le 1er juin. Il couvre l’exportation du charbon comme ressource naturelle stratégique, les licences des exportateurs enregistrés, certaines exemptions de licence et les sanctions administratives. L’intervention du 28 septembre expliquait donc un cadre déjà en vigueur; elle ne marquait pas sa date d’entrée en application. ANTARA indique également que le règlement no 12 de 2026 vise à simplifier les politiques d’exportation et les procédures d’autorisation.
Rivai a présenté quatre priorités ministérielles: accroître la valeur ajoutée locale, diversifier les marchés, améliorer la compétitivité et renforcer les liens avec les chaînes d’approvisionnement internationales. Il s’agit d’objectifs, non de résultats mesurés. L’annonce ne chiffre ni l’évolution de la part du charbon transformé dans les exportations, ni les délais de licence, ni la conformité des exportateurs. Cette distinction compte pour les entreprises: une règle peut être en vigueur alors que les sociétés apprennent encore quels documents, validations et déclarations sont nécessaires pour chaque expédition. Les conséquences pour les producteurs de moindre taille, les négociants et les acheteurs dépendront des détails de mise en œuvre et de leur application cohérente.
Le forum a réuni environ 3 500 participants du secteur venus de plus de dix pays, selon le compte rendu. Priyadi, président de l’Association indonésienne des mines de charbon, estime que 50 à 60 producteurs actifs parmi plus de 100 membres de l’association sont prêts à optimiser leurs plans d’affaires à long terme. Cette estimation concerne les membres de l’organisation; ce n’est pas un recensement national. Luke Thomas Mahoney, directeur général de Danantara Sumberdaya Indonesia, a dit que sa société sert surtout d’intermédiaire entre exportateurs et acheteurs et travaillerait à intégrer des données ministérielles et des contrats commerciaux afin de renforcer la traçabilité. Le reportage ne dit pas qu’un système national complet de traçabilité fonctionne déjà.
Le charbon pèse dans les recettes d’exportation et le système énergétique indonésien, mais le secteur fait aussi face à des préoccupations environnementales et aux pressions de la transition énergétique mondiale. ANTARA rapporte l’avis d’un représentant professionnel selon lequel le secteur conserve un potentiel malgré ces défis; aucune mesure d’émissions ni de performance environnementale n’est fournie. La hausse de la valeur exportée ne prouve donc à elle seule ni une hausse de la production physique, ni un meilleur approvisionnement électrique intérieur, davantage d’emplois, une variation des prix ou des émissions. C’est une comparaison nominale de valeur commerciale, sans ventilation des volumes ou des produits.
Pour évaluer l’application dans les prochains mois, on pourra suivre le nombre d’exportateurs enregistrés, les délais de demande et d’approbation, les expéditions concernées, les mesures d’exécution et la répartition des destinations. Les statistiques de janvier-juillet et la discussion de septembre portent sur deux temporalités distinctes: les premières décrivent une valeur réalisée sur une période passée, la seconde un message public sur la gestion de règles déjà actives. Les données ultérieures sur les cargaisons, la conformité et les licences permettront de juger plus concrètement l’objectif annoncé de devenir un partenaire d’approvisionnement fiable.



