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La production allemande d’essence et de diesel en raffinerie a progressé au premier semestre 2026 par rapport à la même période un an plus tôt, selon les chiffres publiés le 1er octobre par l’Office fédéral de la statistique, Destatis. Les raffineries ont produit 11 millions de tonnes d’essence moteur, catégorie qui comprend l’essence d’aviation. Le volume dépassait de 1,8 % les 10,8 millions de tonnes du premier semestre 2025. La production de gazole pour les véhicules routiers et ferroviaires a atteint 15,8 millions de tonnes, en hausse de 9,4 % par rapport aux 14,4 millions de tonnes de la période comparable. Les volumes sont des quantités physiques, distinctes des valeurs monétaires et des mesures du commerce extérieur.
Les volumes importés ont évolué dans le sens inverse, indique le communiqué. L’Allemagne a importé 525 000 tonnes d’essence moteur hors essence d’aviation entre janvier et juin 2026, soit 23,0 % de moins que les 682 000 tonnes enregistrées pendant les mêmes mois de 2025. Les importations de gazole, classé par Destatis dans les huiles de gaz, sont tombées à 858 000 tonnes. Le chiffre du premier semestre précédent était de 1,12 million de tonnes, ce qui correspond à une baisse annuelle publiée de 23,9 %. La hausse de la production intérieure accompagnée d’une baisse des importations ne prouve pas, à elle seule, que l’approvisionnement intérieur ait été suffisant en toutes circonstances ou que la consommation ait varié dans la même proportion. Le communiqué ne réunit pas production, importations et consommation dans un bilan unique.
Les catégories de production et de commerce n’ont pas exactement le même périmètre. Les statistiques de production couvrent les établissements manufacturiers employant au moins 20 personnes. La production d’essence moteur comprend l’essence d’aviation, alors que les quantités d’importation et d’exportation publiées par Destatis l’excluent. La production de diesel concerne le carburant pour véhicules routiers et ferroviaires; la catégorie douanière correspondante à l’importation désigne des huiles de gaz contenant du biodiesel. Il serait donc incorrect d’additionner ces séries ou de traiter leur différence comme la consommation intérieure directe. La période, la définition du produit et le cadre statistique doivent rester associés à chaque comparaison.
Les données commerciales fournissent également une mesure distincte des pays d’origine et d’expédition. Au premier semestre 2026, les Pays-Bas ont fourni 52,1 % des importations allemandes d’essence moteur, soit 274 000 tonnes. Les raffineries tchèques ont livré 137 000 tonnes, ou 26,1 %, et l’Autriche 63 000 tonnes, soit 11,9 %. La Belgique a été la principale origine des importations de diesel, avec 473 000 tonnes et une part de 55,1 %. Les Pays-Bas en ont fourni 340 000 tonnes supplémentaires, soit 39,7 %. Ces parts ne s’appliquent qu’aux produits et à la période de référence définis dans le communiqué; elles ne mesurent ni l’ensemble des produits pétroliers ni la dépendance énergétique générale.
Destatis indique aussi que l’Allemagne a exporté plus de carburant qu’elle n’en a importé en volume au premier semestre pour les deux catégories considérées. Les exportations d’essence moteur hors essence d’aviation se sont élevées à 1,66 million de tonnes, en recul de 3,5 % par rapport aux 1,72 million de tonnes du premier semestre 2025. Les exportations de diesel, classées comme huiles de gaz, ont atteint 2,06 millions de tonnes, soit 18,7 % de plus que les 1,74 million de tonnes de la période précédente. Ces chiffres décrivent les mouvements de marchandises à travers les frontières. Sans données distinctes sur les réexportations, les stocks, la transformation des produits ou l’usage intérieur, un solde net d’exportations ne constitue pas un bilan complet de production et de consommation.
La classification des produits de production a changé en 2026. Destatis précise que des codes GP différents ont été utilisés pour les données de production de 2025 et 2026, tout en indiquant que leur contenu reste comparable. Pour le commerce extérieur, deux codes douaniers sont regroupés pour l’essence moteur; les chiffres du diesel s’appuient sur le code des huiles de gaz, qui couvre des produits contenant du biodiesel et répondant à une définition précise de faible teneur en soufre. Les séries en valeur peuvent aussi évoluer autrement que les volumes physiques: la valeur produite n’est pas le volume produit, et la valeur des importations n’est pas leur quantité. Cet article ne déduit donc ni prix ni marge de raffinage du seul tonnage.
La comparaison présentée porte sur les six premiers mois de 2026 et la même période de 2025, à partir des statistiques officielles de production et de commerce extérieur de Destatis. Il s’agit de données observées pour une période de référence passée, et non de prévisions, sous réserve des notes de mesure et de classification applicables. Ces chiffres ne mesurent pas à eux seuls les prix à la pompe, les ventes en station-service, l’utilisation des capacités de raffinage ou la sécurité énergétique de l’Allemagne. Les lecteurs doivent considérer la progression de la production, le recul des importations et l’évolution des exportations comme des indicateurs distincts. Des données supplémentaires sur la demande, les stocks et les prix sont nécessaires pour tirer des conclusions plus larges.



