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Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe, Jasem Albudaiwi, a déclaré que l’interconnexion électrique du CCG avait généré plus de 952 millions de dollars d’économies financières en 2025. Il a également évalué les économies cumulées depuis le lancement du projet à plus de 5,2 milliards de dollars. L’Agence de presse saoudienne a rapporté ces chiffres lors de la 31e réunion du Comité de coopération pour l’électricité et l’eau, tenue à Manama le 5 octobre 2026. Ces deux montants sont des seuils dépassés, et non des totaux exacts. Ils concernent les économies attribuées à l’interconnexion, pas des gains budgétaires nationaux séparés ni une baisse mesurée des tarifs des ménages.
Albudaiwi a aussi indiqué que la production totale d’électricité des États du CCG avait atteint environ 876 000 gigawattheures en 2025, soit une hausse de 9,6 % sur un an. Il s’agit d’un agrégat annuel pour les États membres. Ce chiffre ne correspond ni à la production d’un pays, ni à une capacité installée, ni à une pointe de demande, ni au volume transporté par l’interconnexion elle-même. Le communiqué ne fournit pas de tableau par pays, de répartition par source d’énergie ou de décomposition de la croissance. Le total situe donc l’échelle régionale sans expliquer les causes ni la distribution de l’augmentation.
Pour l’eau, le secrétaire général a estimé la production d’eau dessalée à environ 8,5 milliards de mètres cubes en 2025, en hausse de 10,8 % sur un an. Il s’agit d’un flux de production, et non de la consommation, des livraisons aux ménages, d’un usage par habitant ou de la capacité nominale des usines. La déclaration ne ventile pas la production par État, les intrants énergétiques, les coûts ou les transferts transfrontaliers. Les taux de croissance sont repris tels qu’annoncés ; l’article ne calcule pas de valeurs nationales absentes du communiqué et n’en déduit pas une évolution des équipements installés.
La réunion s’est tenue à Manama sous la présidence de Yaser bin Ebrahim Humaidan, ministre bahreïnien des Affaires de l’électricité et de l’eau et président de la session actuelle. Albudaiwi a rappelé que la 19e réunion consultative du Conseil suprême, à Djeddah le 28 avril 2026, avait appelé à renforcer le réseau électrique et à étudier la faisabilité d’interconnexions d’eau entre les États membres. Cette orientation ne vaut pas approbation ni financement d’une canalisation multilatérale précise. En octobre, le comité a discuté de la sécurité de l’approvisionnement, de la préparation aux urgences et de l’étude de liens éventuels avec les connexions bilatérales existantes.
Les économies annoncées suggèrent une valeur économique lorsque les systèmes peuvent se soutenir mutuellement, mais le compte rendu de l’agence ne publie ni méthode de calcul, ni scénario de comparaison, ni répartition des économies entre gouvernements et usagers. Elles ne peuvent donc être présentées comme une analyse détaillée coûts-avantages ou comme un effet direct sur les factures de détail. De même, les totaux de production ne mesurent ni une nouvelle capacité ni la fiabilité du réseau. Le communiqué distingue trois familles d’indicateurs : la production annuelle d’électricité et d’eau dessalée, les économies annuelles liées à l’interconnexion et les économies cumulées depuis le lancement du projet. Les interconnexions d’eau restent à l’étude.



