Détails de l’article

Le groupe etisalat a annoncé le 5 octobre 2026 un projet d’infrastructure numérique visant à porter sa capacité de connectivité internationale au-delà de 500 térabits par seconde d’ici 2030. Selon un article d’Emirates News Agency publié le même jour, le cheikh Mansour bin Zayed, président de la Cour présidentielle des Émirats, a assisté au lancement du projet. Le président du groupe a présenté la capacité internationale actuelle comme étant de 20 Tbps et a indiqué que le plan devait la porter à plus de 500 Tbps. L’annonce qualifie cette hausse de plus de vingt-cinq fois. L’objectif est associé au développement d’infrastructures aux Émirats arabes unis et à l’étranger, à la diversification des routes et à une connectivité à faible latence. Le communiqué fixe l’orientation du programme et une cible pour 2030 ; il ne dit pas que la hausse de capacité est déjà réalisée.

Un térabit par seconde (Tbps) mesure un débit de données sur un réseau ; ce n’est pas une quantité de stockage en téraoctets. La capacité internationale décrite ici correspond à la capacité de transport annoncée du réseau, et non à une mesure directe du trafic réel, de l’expérience des clients aux heures de pointe ou de la disponibilité du service. Le groupe indique que la diversité des routes doit améliorer l’efficacité et la fiabilité et que la conception vise une latence réduite. Il n’a précisé ni le nombre de routes, ni l’investissement total, ni le financement, ni les kilomètres de câble ou les points de connexion. La capacité est donc l’élément chiffré le plus concret du communiqué public, mais elle ne prouve pas à elle seule les performances en tout point du réseau.

Le groupe présente cette infrastructure comme un socle pour les applications d’intelligence artificielle, les fournisseurs mondiaux de cloud, les campus d’IA aux Émirats et l’augmentation des besoins en données de ses propres activités et de ses clients. Des routes diversifiées peuvent faciliter le basculement vers un itinéraire de secours en cas de perturbation, tandis qu’une latence plus faible vise à réduire le temps de transport des données entre deux points. Ces caractéristiques peuvent compter pour le traitement à distance, les services cloud et les systèmes d’IA distribués. Toutefois, l’annonce ne nomme aucun client de centre de données, contrat de location de capacité, calendrier de mise en service ou revenu commercial. Il ne faut pas non plus assimiler la capacité de transport internationale à une capacité de câble située uniquement sur le territoire émirien : le communiqué vise des infrastructures dans le pays et à l’étranger ainsi qu’une capacité de connectivité internationale.

etisalat a également indiqué être présent dans 38 pays et servir plus de 250 millions d’abonnés. Cette empreinte montre que le projet concerne l’infrastructure nationale et le réseau de connectivité du groupe à l’échelle de ses marchés. La déclaration publique ne précise pas quelle part des 500 Tbps sera mise en service chaque année ni les régions auxquelles elle sera affectée. Les progrès vers 2030 pourront être suivis au moyen des étapes annuelles de mise en service, de l’écart entre capacité installée et trafic mesuré, des données de redondance et des interruptions de service. La formation d’IA et les charges de travail cloud peuvent accroître les flux transfrontaliers, mais la part acheminée par etisalat dépendra des contrats clients et des réseaux concurrents. Le communiqué fixe donc un objectif de capacité élevé sans garantir une hausse du trafic réel ou des recettes.