Détails de l’article
L’Angleterre et le pays de Galles comptaient, selon une estimation, 968 400 licences personnelles pour l’alcool, 227 300 licences d’établissement et 12 500 certificats d’établissement de club au 31 mars 2026. Le Home Office a publié ces chiffres dans ses statistiques annuelles sur les licences le 1er octobre 2026. Environ 10 600 établissements détenaient également une licence autorisant la vente d’alcool 24 heures sur 24 à cette date. Ces nombres portent sur des autorisations juridiques différentes et ne doivent pas être additionnés pour compter des entreprises. Un établissement peut relever de plusieurs autorisations, tandis que les licences personnelles sont accordées à des individus.
Une licence personnelle autorise une personne à vendre de l’alcool ou à en autoriser la vente dans le cadre d’une licence d’établissement. Cette dernière peut permettre à un lieu de vendre de l’alcool, de proposer des divertissements réglementés ou de servir des rafraîchissements tard dans la nuit. Les clubs répondant à certains critères, notamment des clubs sportifs ou sociaux, doivent disposer d’un certificat d’établissement de club s’ils souhaitent vendre ou servir de l’alcool. Ces autorisations ont des conditions et des usages différents. Les 968 400 licences personnelles ne signifient donc pas que le même nombre de personnes distinctes travaillait effectivement à cette date, et les 227 300 licences d’établissement ne correspondent pas nécessairement à autant d’entreprises en activité.
Le Home Office indique que les licences personnelles s’accumulent généralement, car elles restent valides tant qu’elles ne sont pas rendues, suspendues ou révoquées. Une licence d’établissement peut aussi rester inscrite après la fermeture d’un lieu si son titulaire ne l’a pas rendue. Une hausse du nombre de licences ne démontre donc pas, à elle seule, l’ouverture de nouveaux lieux ou une augmentation de l’emploi dans le secteur de l’alcool. Birmingham arrivait en tête pour les licences personnelles, avec 14 060, devant le North Yorkshire (12 879) et Leeds (11 858). Westminster affichait le plus grand nombre de licences d’établissement parmi les autorités locales, avec 3 993.
La répartition géographique montre également pourquoi un total national ne suffit pas à décrire la situation. Londres comptait 33 769 licences d’établissement et le Sud-Est 32 376, tandis que le Nord-Est affichait le plus faible total régional, à 10 072. Rapporté à la population, le pays de Galles arrivait en tête avec 446 licences pour 100 000 habitants ; l’Est de l’Angleterre affichait le taux le plus faible, à 320. Le pays de Galles avait le deuxième plus petit total brut mais le taux le plus élevé par habitant, ce qui illustre l’effet de la taille de la population. Ces taux ne signifient pas que chaque licence concernait un établissement ouvert ou en activité commerciale.
Au total, 184 zones d’impact cumulatif étaient en vigueur dans 71 autorités de délivrance. Il s’agit de zones où l’autorité a constaté une concentration de lieux autorisés et applique une politique particulière aux nouvelles demandes ou modifications. En 2024, 183 zones étaient réparties dans 76 autorités. La comparaison indique donc un nombre légèrement supérieur de zones, mais moins d’autorités les appliquant. Neuf autorités avaient instauré une taxe sur les activités nocturnes tardives, qui permet de demander une contribution aux vendeurs d’alcool ouverts entre minuit et 6 heures pour contribuer aux frais de police. Elles ont déclaré plus de 2,5 millions de livres de recettes, contre 2,6 millions pour l’exercice clos en mars 2024 ; une autorité n’a pas pu communiquer le montant collecté.
Les statistiques estiment à 149 600 le nombre de notifications d’événements temporaires déposées durant l’année terminée le 31 mars 2026, soit environ 2 % de plus que pour l’année terminée en mars 2024. Cette notification sert à informer l’autorité de certains événements limités qui ne nécessitent pas de licence d’établissement ; elle ne constitue pas une autorisation permanente pour un lieu. Environ 600 examens de licences d’établissement ont aussi été estimés durant l’année, soit une hausse d’environ 30 % par rapport à 2024. Parmi 542 examens achevés pour lesquels aucune estimation n’a été ajoutée afin de compenser les données manquantes, 46 % ont entraîné une révocation ou un retrait, 12 % une suspension, 7 % aucune autre mesure et les 35 % restants l’ajout ou la modification de conditions.
Plusieurs motifs peuvent être enregistrés pour un même examen ; les nombres de motifs ne s’additionnent donc pas au nombre d’examens. Les infractions et troubles à l’ordre public étaient mentionnés dans 442 examens, la sécurité publique dans 138, les nuisances publiques dans 137 et la protection des enfants dans 118. Les infractions et troubles à l’ordre public figuraient dans 82 % des examens. Des conditions ont été imposées à trois licences en raison de préoccupations liées à l’introduction de substances dans des boissons, contre neuf durant l’année terminée en mars 2024. Ces chiffres décrivent des décisions administratives et des motifs déclarés ; ils ne mesurent pas directement la fréquence des infractions ou des préjudices dans les lieux autorisés.
Les totaux principaux comprennent des estimations pour quatre autorités de délivrance qui n’ont fourni aucune donnée pour 2025–2026, ainsi que des estimations pour des catégories que certaines autorités n’ont pas pu renseigner. Le Home Office arrondit les chiffres principaux à la centaine et calcule les variations à partir des estimations non arrondies. Les données n’ont pas été recueillies certaines années afin de réduire la charge de déclaration des autorités locales ; celles de 2020 n’ont pas été collectées en raison de la pandémie. La série ne constitue donc pas une suite annuelle complète, et les longues interruptions ne doivent pas être interprétées comme une tendance annuelle continue. Les statistiques reposent sur des retours administratifs locaux, mais la couverture et les réponses manquantes influent sur la comparabilité.
La publication couvre les autorisations et pouvoirs des autorités locales au titre du Licensing Act 2003 en Angleterre et au pays de Galles. Elle ne constitue pas un total pour tout le Royaume-Uni incluant l’Écosse ou l’Irlande du Nord. Licences personnelles, licences d’établissement, certificats de club, notifications temporaires et zones d’impact cumulatif sont des notions distinctes, avec des dénominateurs et des usages différents. La conclusion la plus prudente est que ces données décrivent le volume d’autorisations inscrites et une partie de l’activité administrative à la fin mars 2026. Elles ne dénombrent ni les bars, restaurants ou événements en activité, ni les ventes d’alcool. Une analyse plus complète devrait les rapprocher de données indépendantes sur l’activité des établissements, les ventes et la population locale.


