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Le Gouvernement régional du Kurdistan (GRK), dans le Kurdistan irakien, indique que le projet d’eau Dukan–Slemani 3 est conçu et se trouve dans sa première phase sur trois. Il doit étendre et intégrer le réseau d’eau potable de Slemani, notamment vers les nouveaux ensembles résidentiels et les quartiers. Dans un communiqué du Département des médias et de l’information daté du 27 septembre 2026, le gouvernement décrit un réservoir principal prévu pour une capacité de 40 000 mètres cubes. Il s’agit d’une capacité de stockage, et non d’un volume déjà distribué au réseau ou consommé par les ménages. Le texte ne dit pas que le réservoir est achevé ou en service.

Le communiqué présente deux objectifs futurs de débit : 10 000 mètres cubes d’eau potable propre par heure à la fin de la première phase, puis 20 000 mètres cubes d’eau propre par heure lorsque l’ensemble du projet sera achevé. Ce sont des débits planifiés, et non une production actuelle mesurée. Il ne faut pas additionner le chiffre de la première phase à celui du projet achevé, car le second décrit le débit visé à terme. Le texte répartit le projet en trois phases, sans calendrier détaillé pour chacune, montant d’investissement ni date ferme d’achèvement. Il ne précise pas non plus les volumes déjà livrés pendant les travaux.

Le projet ne se limite pas à la construction d’un réservoir. Le plan prévoit d’intégrer les réseaux d’eau de la ville et de les prolonger vers les secteurs résidentiels. Le GRK indique que les quartiers qui puisent leur eau potable dans les sources au printemps doivent être couverts et que le maintien du débit de la source Sarchnar en saison sèche fait partie des bénéfices recherchés. Il s’agit d’un objectif annoncé, et non de la preuve d’une hausse mesurée du débit de la source ou d’un résultat environnemental observé. Le communiqué ne fournit ni série de référence sur le débit, ni bilan saisonnier de l’offre, ni chiffres de distribution par quartier ; ces effets ne peuvent donc pas encore être quantifiés.

Sur le plan technique, le réservoir prévu de 40 000 mètres cubes constitue un stock de stockage, tandis que les valeurs de 10 000 et 20 000 mètres cubes par heure décrivent des débits continus visés. La capacité du réservoir ne suffit pas à démontrer que ces débits pourront être maintenus de façon fiable. Le service réel dépendra du rendement saisonnier des sources, du traitement, de la disponibilité des pompes et de l’électricité, du dimensionnement des conduites principales et de la gestion de la pression. Le communiqué ne publie pas ces paramètres ; il ne permet donc pas de savoir quand chaque quartier recevra de l’eau ni avec quelle continuité. Les débits de la première phase et du projet achevé sont deux jalons opérationnels distincts.

Pour la ville et son économie, l’intérêt du stockage dépendra du calendrier d’extension des réseaux vers les zones résidentielles citées. Une alimentation plus fiable peut compter pour la croissance des quartiers et l’implantation des entreprises, mais le communiqué ne donne ni calendrier de raccordement, ni nombre d’abonnés, ni coût du service. Les prochains bilans gagneraient à rapprocher l’achèvement des phases, la mise en service des conduites, la capacité de traitement et les volumes effectivement livrés. Ces indicateurs permettraient de distinguer la capacité installée de l’eau réellement fournie et d’observer le fonctionnement pendant la saison sèche. En leur absence, la portée opérationnelle du projet ne peut pas être quantifiée à partir de l’annonce seule.