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La publication de Statistique Canada du 29 septembre sur le produit intérieur brut par industrie fait état d’une variation mensuelle nulle du PIB réel canadien en juillet, soit 0,0 %. L’organisme décrit une activité essentiellement inchangée. Dix des vingt secteurs industriels ont progressé, tandis que les agrégats des industries productrices de biens et de services sont restés presque stables. Un total stable ne signifie pas que les secteurs ont évolué ensemble : les hausses dans certains domaines ont été compensées par des baisses ailleurs. Le résultat masque donc une configuration contrastée, et non un mois sans activité économique.

La production de la construction a augmenté de 1,3 %, pour un quatrième mois de progression consécutif. Ces gains ont compensé les baisses observées à la fin de 2025 et au début de 2026. Toutes les sous-activités de la construction ont progressé en juillet. Les travaux de génie et autres activités de construction ont gagné 1,5 %, tandis que le bâtiment non résidentiel a augmenté de 2,9 %. Statistique Canada relie une partie de cette dernière hausse à des travaux institutionnels associés à un nouvel hôpital en Ontario. Le bâtiment résidentiel a progressé de 0,9 %, soutenu par les rénovations et la construction de la plupart des types de logements.

Les services publics ont progressé de 1,7 %, effaçant plus que leur contraction de juin. La production, le transport et la distribution d’électricité ont également augmenté de 1,7 %; la distribution de gaz naturel a progressé de 2,9 %. L’organisme indique qu’une vague de chaleur dans de nombreuses régions du Canada a accru la demande d’électricité et que la demande de gaz a augmenté dans toutes les catégories de clients. Ce contexte aide à lire les données sectorielles, mais ne constitue pas une estimation causale distincte de la contribution de la météo au PIB total. La publication signale des phénomènes concomitants sans chiffrer leur effet national.

La fabrication s’est contractée de 0,9 %, son premier recul en quatre mois. La fabrication de biens durables a baissé de 0,5 % et celle des biens non durables de 1,3 %. La fabrication de produits du pétrole et du charbon a reculé de 5,7 %, et l’activité des raffineries de 6,2 %; l’organisme relie la baisse à un arrêt imprévu dans une raffinerie du sud-ouest de l’Ontario. La fabrication de machines a diminué de 5,1 %. Ces indices sectoriels ne signifient pas que chaque entreprise a réduit sa production dans les mêmes proportions : ils agrègent de nombreuses activités et ne décrivent pas une usine donnée.

L’extraction minière, l’exploitation de carrières et l’extraction de pétrole et de gaz ont diminué de 0,5 %. L’extraction de potasse a baissé de 6,4 % et celle du pétrole et du gaz de 0,3 %, tandis que l’activité des sables bitumineux a progressé de 0,2 %. Le commerce de détail a reculé de 1,0 % et le commerce de gros de 0,4 %. À l’inverse, les services professionnels, scientifiques et techniques ont augmenté de 0,3 %, et l’hébergement et la restauration de 0,8 %. Le total national reflète donc des hausses et des baisses sectorielles qui se compensent. Une croissance nulle ne signifie pas l’absence d’activité ni une situation uniforme.

La hausse de 0,2 % annoncée pour août est une estimation anticipée, pas encore une observation mensuelle définitive. Statistique Canada précise qu’elle sera mise à jour dans la publication officielle du PIB par industrie d’août, le 30 octobre. Les données de juillet sont des estimations de volume enchaînées, désaisonnalisées et fondées sur 2017. Les comptes mensuels sont comparés aux tableaux annuels des ressources et des emplois; l’organisme intègre les nouvelles données administratives et d’enquête. Cette diffusion révise aussi des données remontant à janvier 2025. Les observations historiques peuvent donc évoluer avec les informations nouvelles et les recalculs saisonniers.

Les chiffres de juillet ne suffisent pas à conclure à la résistance ou à l’affaiblissement de l’économie canadienne. Le PIB par industrie mesure l’évolution réelle de la valeur ajoutée; ses taux peuvent différer légèrement du PIB trimestriel selon les dépenses, car les concepts et méthodes statistiques ne sont pas identiques. La série n’est ni les ventes nominales, ni l’emploi, ni les revenus des ménages, ni les profits des entreprises. Son intérêt est de montrer les écarts sectoriels derrière un total stable tout en rappelant que les estimations sont révisables. La publication d’octobre sur août et les révisions ultérieures apporteront d’autres éléments de comparaison.