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Le ministère brésilien des Mines et de l’Énergie a indiqué le 5 octobre que l’opérateur du marché CCEE avait publié la liste des installations éoliennes et solaires jugées admissibles au mécanisme portant sur les effets financiers des écrêtements. Elle concerne les installations ayant manifesté leur intérêt. L’annonce inscrit cette étape dans l’application de l’arrêté normatif MME 140/2026 et de la législation pertinente ; elle ne dit pas que des paiements ont été effectués.

L’opérateur national ONS a évalué les dossiers à la demande du ministère et selon les critères de l’arrêté. Le mécanisme porte sur les écrêtements potentiellement admissibles survenus entre le 1er septembre 2023 et le 25 novembre 2025, dans le cadre de la loi 15.269/2025. La qualification permet à un dossier de poursuivre la procédure, mais les effets financiers dépendent de la signature effective d’un engagement. La liste constitue donc une étape de sélection et ne fixe ni les montants définitifs ni le calendrier des paiements.

Le ministère précise avoir organisé une consultation publique, publié la réglementation en juillet 2026 et ouvert le système CELEBRA pour recueillir les manifestations d’intérêt. La CCEE a publié des règles opérationnelles adaptées le 21 septembre. Une formation des acteurs du marché était prévue d’ici au 19 octobre. Ces étapes s’inscrivent dans le calendrier d’application ; la date de formation n’est pas présentée comme une échéance de versement des compensations.

Un écrêtement survient lorsque la production éolienne ou solaire reste sous son niveau disponible ou prévu en raison de contraintes du réseau ou de sécurité du système. Le mécanisme brésilien prévoit une évaluation financière pour certains événements passés et ne garantit pas l’indemnisation automatique de toute perte de production. Les critères juridiques, les registres d’exploitation et l’évaluation de l’ONS déterminent l’éligibilité. Le résultat financier dépendra aussi de la signature de l’engagement et des règles applicables.

Le ministère indique enfin qu’à la fin de septembre 2026, un groupe de travail interinstitutionnel avait achevé 19 de ses 27 actions prévues ; huit étaient en cours. Le programme comprend l’amélioration des systèmes de protection, des études pour accroître les transferts d’énergie en sécurité et le suivi prioritaire de projets de transport. La compensation traite les conséquences financières passées, tandis que ces mesures techniques visent à réduire de futures restrictions. Le communiqué ne chiffre pas la production qui pourrait être libérée ni la date de fin des écrêtements.