Détails de l’article

Le ministère brésilien des Finances a évalué le besoin net de financement des administrations publiques à 9,21 % du produit intérieur brut au deuxième trimestre 2026. Le chiffre figure dans le Bulletin des statistiques budgétaires des administrations publiques publié le 1er octobre. La mesure comparable était de 8,81 % du PIB au deuxième trimestre 2025. Selon la définition du ministère, un besoin net de financement apparaît lorsque les recettes sont inférieures aux dépenses. Il s’agit d’un flux sur une période et de finances publiques consolidées, non d’un encours de dette publique ni du seul solde budgétaire fédéral.

Le ministère indique que les recettes ont progressé de 12,41 % en valeur nominale par rapport au même trimestre de 2025, tandis que les dépenses ont augmenté de 12,33 %. Ces variations nominales ne sont pas des taux de croissance corrigés de l’inflation. Le périmètre des administrations publiques comprend l’administration centrale, les États et les municipalités. Le résultat diffère donc, par son périmètre et son concept, du solde primaire fédéral plus souvent cité. Le bulletin applique le Manuel de statistiques de finances publiques 2014 du Fonds monétaire international. Les dépenses sont comptabilisées en droits constatés au moment où naît l’obligation, tandis que les recettes le sont en caisse lorsqu’elles sont encaissées.

Par niveau de gouvernement, le besoin de financement de l’administration centrale représente 9,67 % du PIB et celui des États 0,56 %. Les municipalités affichent au contraire une capacité nette de financement de 1,02 % du PIB. La consolidation de ces trois composantes donne le résultat global des administrations publiques. La capacité des municipalités compense donc une partie des besoins du centre et des États, sans transformer l’indicateur total en excédent.

Les recettes totales ont atteint 40,18 % du PIB au trimestre, contre 38,26 % un an auparavant. Le ministère attribue cette hausse principalement aux impôts, aux autres recettes et aux cotisations sociales. Il cite les volumes des ventes et des services, l’expansion des importations, le taux moyen effectif des droits d’importation, une taxation temporaire des exportations de pétrole brut et la progression de la masse salariale formelle parmi les facteurs concernés. Les dépenses totales se sont établies à 49,39 % du PIB, en hausse de 2,32 points sur un an. Le ministère relève notamment les charges d’intérêts dans un contexte de taux élevés et les dépenses de biens et services.

L’investissement net des administrations publiques est passé de 0,08 % du PIB au deuxième trimestre 2025 à 0,53 % au deuxième trimestre 2026. Le ministère relie cette évolution surtout aux investissements publics en actifs fixes et en infrastructures. Les États et les municipalités ont soutenu la hausse, alors que l’investissement net de l’administration centrale est resté négatif. Le bulletin vise à rapprocher les statistiques brésiliennes des comparaisons internationales et à consolider les trois niveaux de gouvernement. Ses choix comptables sont importants lorsqu’on le compare à d’autres séries budgétaires. La publication décrit les flux mesurés pendant le trimestre ; elle ne prévoit pas, à elle seule, les emprunts, les taux d’intérêt ou les futurs résultats budgétaires.