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Le Bureau australien des statistiques (ABS) a évalué à 325 000 le nombre total de postes vacants en août 2026, selon l’estimation désaisonnalisée publiée le 1er octobre. Il s’agit d’un recul de 0,9 %, soit environ 3 000 postes, par rapport à mai 2026. Août 2026 est la période de référence statistique ; le 1er octobre est la date de publication. Cette estimation ne compte ni les personnes en emploi ni les personnes au chômage. Elle mesure les postes que les employeurs cherchaient à pourvoir à la date de référence de l’enquête. L’ABS indique également que le total reste 31,2 % sous le sommet de la série, de 472 700 en mai 2022. Cette comparaison historique provient de la série de l’agence, mais ne décrit pas à elle seule toutes les conditions du marché du travail.

La ventilation par secteur montre que le mouvement global n’était pas uniforme. Les postes vacants du secteur privé, après désaisonnalisation, ont diminué de 2,0 % depuis mai pour atteindre 286 300. À l’inverse, ceux du secteur public ont progressé de 7,8 % à 38 700. Sur un an, le niveau du privé était inférieur de 1,5 %, tandis que le total public était inchangé. Ce sont les observations du tableau désaisonnalisé de l’ABS. La hausse publique simultanée au recul privé révèle une différence de composition que le seul total ne montre pas. Les données établissent cet écart, mais elles n’en expliquent pas seules les causes, ne précisent pas les décisions budgétaires et ne décrivent pas les intentions d’embauche de chaque employeur.

L’ABS publie aussi une estimation tendancielle. Dans cette série, le total d’août atteint 326 300, en baisse de 0,9 % sur le trimestre et de 1,2 % sur un an. La tendance et la série désaisonnalisée sont distinctes : l’ajustement saisonnier tient compte de motifs calendaires récurrents, tandis que la tendance présente un mouvement plus lissé. Le total original non corrigé d’août s’élevait à 321 500. Ainsi, 325 000, 326 300 et 321 500 correspondent à des présentations statistiques différentes du même mois de référence. Les substituer les uns aux autres confondrait les méthodes de mesure. Cet article utilise le total désaisonnalisé de 325 000 et son recul trimestriel de 0,9 % pour le titre, tout en identifiant séparément les autres séries.

Les estimations originales d’août dans le tableau des États et territoires étaient de 96 500 postes en Nouvelle-Galles du Sud, 77 500 dans le Victoria, 69 500 dans le Queensland, 40 900 en Australie-Occidentale et 19 900 en Australie-Méridionale. La Tasmanie en comptait 5 400, le Territoire du Nord 5 800 et le Territoire de la capitale australienne 6 100. Ces observations régionales sont originales et non désaisonnalisées. La série nationale originale a reculé de 0,8 % sur le trimestre, contre 0,9 % pour la série nationale désaisonnalisée. Le tableau met en évidence les écarts de nombres absolus entre territoires, mais ne fournit pas de taux rapportés à la population ou à la taille de la main-d’œuvre. Ces décomptes ne démontrent donc ni les chances d’embauche régionales ni la tension relative du marché du travail.

Dans le tableau par industrie, la santé et l’action sociale affichent le plus grand nombre de postes vacants : 54 300 en août contre 56 700 en mai. Le commerce de détail passe de 26 000 à 32 400, tandis que les services professionnels, scientifiques et techniques reculent de 35 700 à 29 500. L’hébergement et la restauration diminuent de 34 000 à 33 700 ; les services administratifs et de soutien, de 26 600 à 26 100. Ces estimations originales par industrie ne doivent pas être confondues avec le total national désaisonnalisé. L’ABS précise que la mesure ne se limite pas aux annonces en ligne : elle peut inclure des postes recherchés par bouche-à-oreille ou sur les réseaux sociaux. L’enquête mesure les postes à une date précise, alors que des indicateurs d’annonces peuvent compter les offres pendant une période ; une annonce peut aussi couvrir plusieurs postes. Ces différences de périmètre interdisent de présenter les observations comme des embauches réalisées, des variations salariales ou une prévision d’emploi. Elles doivent être lues selon la définition de chaque série et secteur.