Détails de l’article

Le producteur allemand de cuivre Aurubis et le câblier italien Prysmian ont annoncé le 23 septembre 2026 avoir signé un accord à long terme pour la fourniture de fil machine en cuivre. Les sociétés le décrivent comme le plus important accord d’un partenariat de plus de 30 ans. Le fil machine est un produit semi-fini utilisé pour fabriquer des câbles électriques et d’autres produits. L’annonce ne précise ni volume total, ni calendrier de livraison, ni formule de prix, ni durée exacte ; l’effet sur l’offre européenne ne peut donc pas encore être quantifié.

Aurubis indique exploiter quatre usines de fil machine en cuivre en Europe et précise que sa production actuelle contient environ 36 % de matières recyclées. Ce chiffre décrit son profil de production actuel ; il ne correspond ni au taux exact de contenu recyclé ni à la quantité livrée au titre du contrat Prysmian. Aurubis affirme que l’empreinte carbone de son produit est nettement inférieure à la moyenne mondiale pour des produits comparables, sans publier de chiffre comparatif ni de donnée méthodologique. Les deux entreprises participent au cadre d’assurance Copper Mark pour une production, un approvisionnement et un recyclage responsables.

Les sociétés présentent l’accord comme un soutien à la sécurité d’approvisionnement européenne, alors que la demande de cuivre augmente avec les réseaux électriques, les infrastructures renouvelables et les réseaux numériques. Prysmian se décrit comme le premier acheteur mondial de fil machine en cuivre ; Aurubis met en avant sa production, son recyclage et ses usines européennes. Une relation durable peut apporter flexibilité et proximité à un fabricant de câbles. Toutefois, sans volume ni durée divulgués, il est impossible de déterminer la part de l’offre sécurisée ou le calendrier des livraisons.

La demande de cuivre provient de nombreux usages, notamment les réseaux électriques, les connexions renouvelables, l’électrification et les centres de données d’IA. Un accord de long terme peut aider à gérer la volatilité des prix ou de l’offre, mais le communiqué ne garantit ni prix fixe, ni tonnage annuel, ni économie mesurée. Les termes « à plus faible empreinte carbone » et « circulaire » sont ceux des entreprises ; aucun chiffre d’émissions indépendant propre à ce contrat n’a été publié. Les 36 % de contenu recyclé et les quatre usines décrivent le contexte de production actuel d’Aurubis, pas les volumes contractuels.

Sans volume ni conditions de prix, le communiqué ne permet pas de conclure à une pénurie physique de cuivre ni à un effet sur le coût des câbles en Europe. Un contrat ne produit pas le métal lui-même ; la livraison dépend des approvisionnements, des intrants recyclés, de la capacité et de la logistique. L’ancienneté de la relation éclaire le partenariat, mais ne constitue pas une garantie de performance ou de volume.