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L’Autorité de l’agriculture et de la sécurité alimentaire d’Abou Dhabi (ADAFSA) a présenté les grandes lignes de sa stratégie de transformation agricole lors d’un forum de partenaires le 8 octobre. Selon l’agence Emirates News Agency (WAM), le plan vise à améliorer d’ici 2040 la productivité, la sécurité alimentaire et la durabilité environnementale. Son principe, « produire davantage avec moins », relie agriculture, élevage, logistique, transformation et accès aux marchés au sein d’une même chaîne de valeur. L’autorité décrit la stratégie comme une feuille de route pour la sécurité alimentaire et la résilience des exploitations. Les chiffres annoncés sont des objectifs futurs, pas des résultats déjà atteints.

La stratégie prévoit de porter la contribution de l’agriculture au produit intérieur brut de 9,5 à 34,6 milliards d’AED. WAM qualifie cette hausse de 264 %, mais ne précise ni l’année de référence ni la base de prix du montant de comparaison de 9,5 milliards. Ces deux montants ne constituent donc pas une série de croissance mesurée ni une comparaison de production réelle. Un autre objectif est de faire passer l’autosuffisance en produits alimentaires essentiels de 30 % à 70 % d’ici 2040. Ce ratio représente la part locale des besoins pour les produits concernés ; l’article ne fournit ni objectifs par produit ni volumes d’importation actuels. Atteindre cette cible ne signifierait pas la fin de toutes les importations alimentaires.

L’objectif d’efficacité des ressources est de réduire l’irrigation de 24 700 à 12 700 mètres cubes par hectare, soit une baisse d’environ 49 % selon l’ADAFSA. Il s’agit d’une mesure d’intensité par hectare, et non de la consommation totale d’eau de l’émirat ou du volume produit par unité d’eau. L’annonce ne précise pas la période de référence, le traitement de l’évolution des cultures ni le contrôle de l’indicateur. La stratégie vise aussi l’adoption de technologies agricoles avancées dans 70 % des exploitations et l’accès au capital pour 75 % d’entre elles. Ces chiffres sont des objectifs d’adoption et d’accès ; ils ne garantissent ni technologie particulière, ni montant de prêt, ni hausse des rendements.

L’ADAFSA indique que 13 programmes phares couvriront les infrastructures, les intrants de production, la fabrication, la logistique, le commerce et la consommation. Plus de 180 partenaires publics et privés ont participé au forum. WAM en dénombre 46 entités fédérales et locales, 25 entreprises ou organisations agricoles privées, 20 organismes semi-publics et 14 institutions universitaires, de recherche ou internationales. La participation ne prouve pas que les programmes disposent de budgets ou d’échéanciers. L’annonce ne donne ni étapes intermédiaires, ni financement total, ni mesures d’autosuffisance par produit, ni méthode de vérification des économies d’eau. Ces précisions et des résultats publiés régulièrement selon une méthode comparable seront nécessaires pour évaluer l’avancement.