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Le Bureau of Economic Analysis (BEA) a évalué la croissance du produit intérieur brut réel à 2,2 % en rythme annualisé dans sa troisième estimation du deuxième trimestre 2026, publiée le 30 septembre. La deuxième estimation était de 1,5 %; la nouvelle valeur est donc révisée de 0,7 point. Le taux annualisé n’est pas la variation effective d’un trimestre à l’autre : les notes techniques du BEA indiquent aussi une hausse trimestrielle de 0,6 %. L’annualisation exprime le rythme de trois mois comme s’il se poursuivait un an; elle ne signifie pas une croissance de 2,2 % sur une année achevée.

La révision à la hausse reflète principalement des estimations plus élevées de l’investissement, des dépenses de consommation et des dépenses publiques. La consommation, l’investissement et les exportations ont contribué à la hausse du PIB réel; les importations ont également augmenté, tout en étant soustraites dans le calcul du PIB. Les ventes finales réelles aux acheteurs privés nationaux ont progressé à un rythme annualisé de 4,6 %. Cet indicateur réunit consommation et investissement fixe privé; il n’est donc pas identique au PIB. Les importations et les stocks peuvent affecter la production totale différemment des achats finaux intérieurs.

Les détails sectoriels montrent des contributions des services privés et des activités productrices de biens. La valeur ajoutée réelle a progressé en rythme annualisé de 2,5 % dans les services privés et de 2,3 % dans les industries privées productrices de biens; la hausse du secteur public est restée inférieure à 0,1 %. L’immobilier et la location, l’information, la fabrication de biens durables, ainsi que la finance et l’assurance ont été des contributeurs importants. Les reculs du transport et de l’entreposage, du commerce de détail et de la fabrication de biens non durables ont limité l’augmentation. Ces chiffres décrivent la composition de la production, pas l’emploi, le nombre d’entreprises ou les bénéfices.

Le PIB par État, présenté dans la même publication, révèle une large dispersion régionale. Le PIB réel a augmenté dans 44 États et dans le District de Columbia au deuxième trimestre. Les taux annualisés par État vont de 4,0 % à New York à moins 2,3 % en Virginie-Occidentale. La finance et l’assurance ont été les principales contributions positives à New York et au Delaware; les mines ont davantage contribué aux baisses en Virginie-Occidentale et au Wyoming. Ces taux annualisent les évolutions trimestrielles désaisonnalisées; ils ne représentent pas une croissance cumulée effectivement réalisée sur une année entière.

Le revenu personnel en dollars courants a également progressé de 4,7 % en rythme annualisé au niveau national, augmentant dans 49 États et le District. Les évolutions s’échelonnent entre une hausse de 6,4 % au Wisconsin et une baisse de 4,2 % au Dakota du Nord. Les revenus du travail ont augmenté dans 48 États et le District, tandis qu’ils ont reculé de 9,3 % au Dakota du Nord. Il s’agit de revenus en valeur courante, non corrigés de l’inflation et non calculés par personne. Le BEA signale aussi une hausse nominale des dépenses personnelles dans tous les États en 2025; ce résultat annuel distinct ne doit pas être confondu avec le PIB réel trimestriel de 2026.

La troisième estimation constitue une nouvelle version révisée, publiée avec la mise à jour annuelle des comptes. Celle-ci porte sur les comptes nationaux et régionaux du premier trimestre 2021 au premier trimestre 2026. Pour le PIB du deuxième trimestre, les révisions comprennent les investissements fixe et en stocks, de nouvelles données d’enquête sur la consommation et des facteurs saisonniers pour les dépenses de défense fédérales. L’écart entre les deuxième et troisième estimations ne signifie donc pas que l’activité a changé après la fin du trimestre : l’estimation statistique a intégré de nouvelles sources. Les trimestres précédents ont aussi été révisés.

L’analyse doit distinguer le taux national annualisé, le mouvement trimestriel effectif et les résultats par État. La troisième estimation incorpore davantage de sources disponibles après la clôture du trimestre, mais les comptes nationaux restent révisables. La publication montre qu’une révision à la hausse du total ne signifie pas une croissance uniforme dans chaque État ou chaque industrie. Des versions ultérieures peuvent à nouveau modifier certaines composantes. Les comparaisons doivent conserver la période de référence, la convention de croissance et la version de publication, sans traiter la dernière décimale comme une mesure définitive de la performance.