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Le National Agricultural Statistics Service du ministère américain de l’Agriculture a indiqué que les stocks de maïs de l’ancienne récolte détenus au 1er septembre 2026 totalisaient 2,10 milliards de boisseaux. Le chiffre dépassait de 35 % celui enregistré à la même date en 2025. Les stocks de soja présents dans l’ensemble des lieux de stockage étaient en baisse annuelle de 3 %, et ceux de tout le blé de 13 % dans le résumé de l’USDA. Le ministère a publié le rapport Grain Stocks le 30 septembre. Il mesure les stocks à une date précise, près de la fin de la campagne commerciale 2025/2026 ; il ne constitue ni un décompte final de la nouvelle récolte ni une prévision des prix. Un chiffre de stocks est une photographie des quantités entreposées, distincte de la production ou de l’utilisation sur une période.

Sur le total de maïs, 787 millions de boisseaux étaient détenus dans les exploitations, soit 22 % de plus qu’un an auparavant. Les stocks hors exploitation s’élevaient à 1,31 milliard de boisseaux, en hausse de 44 %. L’USDA a également signalé une disparition indiquée de 3,20 milliards de boisseaux entre juin et août, contre 3,09 milliards pendant les mêmes mois de 2025. La disparition indiquée est une mesure calculée des céréales qui ont quitté les stocks au cours de la période. Stocks plus élevés et disparition indiquée plus élevée peuvent coexister ; aucun chiffre isolé ne permet donc d’établir si la demande s’est renforcée ou affaiblie. La répartition entre exploitation et entreposage extérieur indique où se trouvaient les quantités comptabilisées, mais ne précise ni quand elles seront vendues ni quelle part rejoindra un marché donné.

Les stocks de soja, tous lieux de stockage confondus, étaient inférieurs de 3 % au niveau du 1er septembre 2025. Les stocks de blé dans tous les lieux étaient estimés à 1,85 milliard de boisseaux ; la section détaillée du communiqué indique que ce volume était inférieur de 14 % à celui d’un an auparavant. Les stocks de blé dans les exploitations représentaient 547 millions de boisseaux, en baisse de 21 %, et les stocks hors exploitation 1,30 milliard, en baisse de 10 %. Le résumé de l’USDA indique une baisse de 13 % pour l’ensemble du blé, tandis que la section détaillée associe 1,85 milliard à une diminution de 14 %. Cet article retient la comparaison détaillée et conserve la différence de présentation arrondie de l’agence, sans la traiter comme deux mesures distinctes. La source n’attribue pas ces mouvements à une cause unique.

Le communiqué a aussi révisé des estimations de production pour la campagne 2025 achevée. La production de maïs a été réduite de moins de 1 %, et celle de soja a été légèrement corrigée à la baisse par rapport aux estimations antérieures. L’USDA précise que les révisions de la production passée sont habituelles dans le rapport de septembre, une fois la campagne terminée. Il ne faut pas confondre ces révisions avec le décompte des stocks au 1er septembre. La première opération actualise la quantité estimée produite lors d’une campagne antérieure ; la seconde enregistre les quantités détenues à une date donnée. Pour comparer production et stocks, il faut conserver des périodes de référence et des définitions distinctes. Le rapport fournit un total national et des détails sur les lieux de stockage, sans préciser le rythme futur des ventes, des exportations, de la transformation ou de l’utilisation fourragère.

Le rapport Grain Stocks fournit une photographie officielle des stocks de départ à l’entrée de la nouvelle campagne commerciale. Il ne dit pas à quelle date les céréales entreposées seront mises en vente, ne décrit pas les décisions commerciales des agriculteurs et ne donne pas de prix régionaux. La progression annuelle plus rapide des stocks de maïs hors exploitation que de ceux présents dans les fermes compare uniquement les lieux de stockage ; elle ne prouve pas à elle seule un excédent d’offre ou une demande plus faible. De même, le recul des stocks de soja et de blé ne démontre pas qu’une pénurie surviendra lors de la prochaine période. Les stocks peuvent évoluer à mesure que de nouvelles données de récolte et d’autres rapports paraissent. Ce compte rendu se limite aux observations et comparaisons publiées par l’USDA ; il ne prédit pas les prix ni n’attribue une cause aux mouvements.