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La population du Royaume-Uni a atteint 69 483 900 habitants à la mi-2025, selon une estimation publiée le 1er octobre par l’Office for National Statistics (ONS). Cela représente 227 700 personnes de plus qu’à la mi-2024, soit une hausse de 0,33 %. L’ONS indique qu’il s’agit du rythme de progression le plus faible depuis la mi-2020. L’estimation porte sur la population résidente habituelle au 30 juin 2025 ; elle ne dénombre pas toutes les personnes physiquement présentes dans le pays à un jour donné.
La croissance du total britannique s’est concentrée presque entièrement en Angleterre. Sa population a atteint 58 834 800 habitants, en hausse annuelle de 227 600, soit 0,39 %. L’Écosse comptait 5 545 500 habitants, 2 200 de plus, et l’Irlande du Nord 1 928 400, soit 600 de plus. Le pays de Galles a reculé à 3 175 200 habitants, en baisse de 2 800 ou 0,09 %. L’ONS prévient que l’ampleur et le sens des faibles variations observées en Écosse et au pays de Galles peuvent être révisés lorsque des données plus complètes seront disponibles.
La migration internationale nette a constitué le premier composant démographique de la croissance annuelle. L’ONS estime que 886 200 personnes sont venues vivre au Royaume-Uni pendant au moins 12 mois et que 663 400 l’ont quitté pour au moins la même durée, soit une migration nette de 222 900. Les estimations comparables de l’année précédente étaient de 1 296 500 arrivées, 644 800 départs et 651 700 en solde net. La migration nette a donc fortement baissé, tout en contribuant encore à la hausse de la population. Elle ne se confond pas avec la variation totale : celle-ci comprend aussi les naissances, les décès, les déplacements au sein du Royaume-Uni et d’autres petits composants.
Le solde naturel, différence entre naissances et décès, n’a ajouté que 4 900 personnes à la population totale. Les naissances sont estimées à 652 400, soit 9 700 de moins que l’année précédente et le niveau le plus bas depuis au moins 43 ans. Les décès ont été estimés à 647 500, en hausse de 1 600. Ces chiffres ne couvrent pas exactement la même période que les statistiques de naissances et décès de l’année civile : les estimations démographiques portent sur les douze mois terminés au 30 juin. Les arrondis et d’autres composants mineurs expliquent aussi pourquoi les chiffres publiés ne s’additionnent pas nécessairement exactement au changement global.
Le bulletin a également révisé les estimations antérieures. La population britannique à mi-2024 est désormais évaluée à 69 256 300, soit 25 200 ou 0,04 % de moins que l’estimation publiée précédemment. Les valeurs de mi-2022 à mi-2024 ont été actualisées avec de meilleures données de migration internationale pour l’Angleterre et le pays de Galles ; celles de mi-2023 et mi-2024 ont également été révisées pour l’Écosse. La nouvelle estimation de mi-2025 est inférieure d’environ 3 000 au chiffre britannique provisoire de 69 487 000 publié en novembre 2025. Cette révision programmée ne signifie pas que la publication précédente contenait une erreur : la série est recalculée à mesure que les méthodes et sources migratoires progressent.
L’ONS et les organismes statistiques nationaux utilisent la méthode des composantes par cohorte : une base de population est actualisée à l’aide des naissances, décès et migrations. La base de l’Angleterre et du pays de Galles repose sur le recensement de 2021 ; celle de l’Écosse sur son recensement de 2022. Le total britannique rassemble les estimations de l’ONS, de National Records of Scotland et de l’agence statistique d’Irlande du Nord. Les approches sont globalement comparables, mais les sources administratives et les niveaux de détail ne sont pas identiques partout. La migration internationale concerne les mouvements qui changent la résidence habituelle pendant au moins 12 mois ; les séjours de courte durée sont exclus.
Le chiffre de 69,5 millions est donc une estimation officielle utilisée pour planifier les services, répartir les ressources et calculer des taux, et non un décompte immuable. L’ONS précise que l’incertitude peut s’accumuler à mesure que les estimations sont projetées depuis la base du recensement et que les composants sont mesurés. Elle est plus forte dans les petites zones et les groupes détaillés par âge et sexe ; les très faibles variations annuelles au pays de Galles et en Écosse doivent donc être interprétées avec prudence. L’organisme recommande aussi de ne pas assembler dans une même série des chiffres issus de versions différentes, mais d’utiliser la série cohérente de cette édition. De nouvelles données et méthodes peuvent encore modifier les estimations.


