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Le Centre fédéral de compétitivité et de statistiques a publié le 9 octobre des estimations préliminaires des comptes nationaux: le PIB réel des Émirats a atteint 961,9 milliards AED au premier semestre 2026, aux prix constants, soit une hausse de 0,4 % sur un an. Le PIB non pétrolier a progressé de 1,8 % et représentait 79,2 % de l’économie, contre 78,1 % un an auparavant.

Le tableau trimestriel est plus faible. Le PIB réel du deuxième trimestre s’est établi à 476,9 milliards AED, en baisse de 2,1 % par rapport au T2 2025; les activités non pétrolières ont reculé de 1,1 % sur un an. Le rapport relie les difficultés du tourisme, des transports et du commerce aux évolutions régionales et aux perturbations des voyages. Cela ne contredit pas la hausse semestrielle: les périodes comparées diffèrent.

Les secteurs non pétroliers ont évolué de façon inégale. Les activités financières et d’assurance ont progressé de 14,8 % au S1, l’information et la communication de 7,3 %, la santé et le social de 6 %, la construction de 5,1 %, les activités publiques de 3,6 % et l’immobilier de 2,3 %. Dans le PIB non pétrolier, le commerce représentait 16,2 %, la finance 15,2 %, la construction 13,1 %, l’industrie manufacturière 11,8 % et l’immobilier 7,9 %.

Les indicateurs sont des estimations préliminaires fondées sur les méthodes et séries actuellement utilisées. Le centre a indiqué qu’un programme complet de révision du PIB est mené avec les partenaires statistiques; une série actualisée est attendue après approbation au premier trimestre 2027. Les révisions peuvent modifier les niveaux historiques ou les comparaisons. La publication d’octobre est donc l’estimation en vigueur, non un résultat définitif. Il s’agit de comptes réels à prix constants, pas de ventes nominales ou de recettes encaissées.

Sur le plan économique, deux tendances coexistent: le total semestriel reste légèrement supérieur à celui de l’année précédente, tandis que le T2 et certaines activités sensibles aux déplacements faiblissent. La part non pétrolière est une mesure de composition et ne signifie pas que la production ou les recettes pétrolières ont augmenté. Taux de croissance et parts sectorielles répondent à des questions différentes. Pour évaluer la demande d’un marché précis, les commandes, les prix et les comptes d’entreprises restent nécessaires.

La publication donne un agrégat national, pas une mesure complète du pouvoir d’achat des ménages, des marges ou de l’emploi. Le PIB à prix constants suit le volume de production après retrait des effets de prix; il ne décrit pas à lui seul l’inflation ou les recettes nominales. Cette distinction compte pour les entreprises, car leurs ventes peuvent évoluer différemment sous l’effet des prix, du change ou de la composition sectorielle. Le caractère préliminaire et la révision prévue invitent à préciser période et version des données.