Détails de l’article
Le ministère turc de l’Agriculture et des Forêts a publié le 22 septembre son bulletin d’août 2026 sur le climat, la phénologie des cultures et le suivi de l’irrigation. Les précipitations moyennes nationales du mois se sont élevées à 16,2 millimètres. Le ministère les compare à une normale d’août de 14,8 mm pour 1991-2020 et aux 7,9 mm relevés en août 2025. Les pluies ont donc dépassé de 10 % la normale de long terme et de plus de 100 % celles du même mois un an plus tôt. La température moyenne a atteint 25,7 °C, soit 0,6 °C au-dessus de la normale 1991-2020 de 25,1 °C. Une moyenne nationale peut masquer des écarts régionaux importants. Le bulletin indique que les précipitations sont restées sous la normale dans les régions de Marmara, de la mer Égée et d’Anatolie centrale, tandis que les autres régions ont reçu davantage de pluie que l’année précédente. Rize a enregistré le total provincial le plus élevé du mois, à 107,5 mm. Des niveaux extrêmes par rapport aux séries de long terme ont aussi été constatés dans plusieurs provinces ; un seul chiffre national ne décrit donc pas à lui seul les conditions agricoles locales.
La mesure de l’année hydrologique utilisée par le ministère couvre les onze mois du 1er octobre 2025 au 31 août 2026. Les précipitations moyennes ont atteint 709,2 mm, contre une normale 1991-2020 de 548,5 mm et 401,1 mm sur la période correspondante de l’année hydrologique précédente. Le ministère a indiqué que ce cumul dépassait la normale de 29 % et celui de l’année précédente de 77 %, un niveau inédit depuis 66 ans pour onze mois. Ce total national ne signifie pas que toutes les zones ont disposé de beaucoup d’eau pendant toute l’année agricole. Le bulletin précise que les précipitations de l’année hydrologique sont restées sous la normale à Bursa et Tekirdağ, que certaines cultures pluviales de zones d’Anatolie centrale ont subi des pertes de rendement et que des localités ont connu grêle, inondations, gel ou pression de ravageurs. L’évaluation phénologique n’a pas détecté de risque généralisé de sécheresse, mais souligne la nécessité de suivre les difficultés régionales de gestion de l’eau et de santé végétale. Le ministère compile ces observations mensuelles à partir des données du service météorologique turc, de l’administration des eaux et des directions provinciales. Les résultats se lisent à l’échelle nationale comme locale.



