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L’Institut turc de statistique a publié le 2 octobre 2026 ses statistiques sur l’intelligence artificielle. Le bulletin suit à la fois l’usage de l’IA générative par les personnes et l’adoption, par les entreprises, d’un ensemble plus large de technologies d’IA. La part des personnes âgées de 16 à 74 ans déclarant avoir utilisé l’IA générative au cours des trois mois précédents était de 19,2 % en 2025 et de 37,6 % en 2026. Pour les entreprises d’au moins dix salariés appartenant aux activités économiques couvertes par l’enquête, la part déclarant utiliser une technologie d’IA, quelle qu’elle soit, est passée de 7,5 % en 2025 à 14,0 % en 2026. Les deux séries ont presque doublé, mais elles ne sont pas directement comparables : l’indicateur individuel porte précisément sur l’IA générative, tandis que celui des entreprises couvre une définition plus large et une population différente.
Les différences entre groupes d’âge ressortent dans les résultats individuels. L’usage déclaré de l’IA générative atteint 64,9 % chez les 16–24 ans, 55,7 % chez les 25–34 ans et 38,1 % chez les 35–44 ans. Le taux est de 38,1 % pour les femmes et de 37,2 % pour les hommes. Selon le niveau d’études, TurkStat relève un usage chez 62,7 % des diplômés du supérieur, 45,4 % des personnes ayant achevé le secondaire général ou professionnel, 35,5 % de celles ayant un niveau primaire ou collège, et 8,5 % des diplômés du primaire. Il s’agit de proportions au sein des populations définies par l’enquête. Ces résultats ne prouvent pas que l’âge ou les études, à eux seuls, causent l’adoption : l’accès à Internet, la profession, le revenu ou l’expérience des outils numériques peuvent aussi différer.
Les personnes déclarant utiliser l’IA pouvaient choisir plusieurs finalités. Parmi ces utilisateurs, 86,4 % ont indiqué un usage personnel, 37,3 % un usage professionnel et 32,6 % les études formelles. Dans le détail par sexe, 43,2 % des hommes utilisateurs ont déclaré un usage professionnel et 36,1 % des femmes utilisatrices un usage pour les études formelles ; les parts d’usage personnel étaient respectivement de 86,0 % et 86,8 %. Les réponses multiples expliquent que le total puisse dépasser 100 %. Ces pourcentages ne mesurent ni la fréquence, ni le temps passé, ni les gains de productivité, ni les produits choisis. Le bulletin décrit des usages déclarés et des finalités sélectionnées ; il n’évalue pas les bénéfices obtenus ou les changements de résultats.
L’adoption en entreprise varie également selon les effectifs. En 2026, la part déclarant utiliser l’IA était de 12,8 % parmi les entreprises de 10 à 49 salariés, de 17,0 % chez celles de 50 à 249 salariés et de 37,1 % dans les entreprises de 250 salariés ou plus. Par activité, les télécommunications, la programmation et l’informatique affichent le taux le plus élevé, à 63,7 %. L’édition, la radio-télévision et la production de contenus suivent à 57,1 %, tandis que la réparation d’ordinateurs et d’équipements de communication atteint 32,4 %. Parmi les entreprises utilisatrices, les finalités les plus souvent citées sont le marketing ou les ventes (51,0 %), la recherche-développement ou l’innovation (46,3 %) et la production ou les processus de service (43,4 %). Ces réponses multiples décrivent les usages signalés et ne forment pas des parts exclusives.
Les autres résultats portent sur l’approvisionnement, les compétences et la gouvernance. Parmi les entreprises utilisatrices d’IA, 67,8 % ont indiqué recourir à des logiciels ou systèmes open source et 49,1 % à des solutions à code fermé ; 46,5 % ont déclaré faire développer leurs systèmes par un fournisseur externe et 32,1 % par leurs propres salariés. Parmi les entreprises qui n’utilisent pas l’IA mais envisagent de le faire, les obstacles les plus souvent cités sont le manque d’expertise pertinente (72,3 %), l’incertitude juridique, notamment la responsabilité en cas de préjudice (66,4 %), et les craintes relatives à la protection des données ou à la vie privée (65,4 %). Ce sous-groupe ne représente pas toutes les entreprises. Le bulletin réunit deux enquêtes de TurkStat : les résultats individuels concernent les 16–74 ans, et les résultats des entreprises celles d’au moins dix salariés dans le champ indiqué. Il mesure l’adoption déclarée, pas l’effet de l’IA sur la productivité, l’emploi ou l’activité économique.


