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Le résultat préliminaire des prix à la consommation dans les 23 arrondissements de Tokyo, publié le 2 octobre par le Bureau des statistiques du Japon, situe l’indice global à 102,5 en septembre 2026, sur une base 2025=100. Il augmente de 2,7 % sur un an et de 0,6 % par rapport à août en données désaisonnalisées. L’indice global hors produits frais atteint aussi 102,6, en hausse annuelle de 2,7 %. Le Bureau le décrit comme un indicateur préliminaire portant sur Tokyo et les prix observés à la mi-mois, publié avant les résultats nationaux définitifs.
Une mesure sous-jacente plus étroite, qui exclut à la fois les produits frais et l’énergie, s’établit à 103,0. Elle progresse de 3,0 % sur un an et de 0,7 % par rapport à août après correction saisonnière. Cette mesure écarte les produits frais et l’énergie, plus volatils ; elle ne résume donc pas tous les prix payés par les ménages. Les périmètres différents des trois indices expliquent en partie pourquoi l’inflation globale et l’inflation sous-jacente peuvent évoluer dans le même sens mais dans des proportions différentes.
La hausse annuelle de l’indice global s’accélère de 1,9 % en août à 2,7 % en septembre. Le Bureau indique que les produits frais ont réduit le taux global de 0,15 point, alors que le taux s’est élargi de 0,8 point par rapport au mois précédent. L’indice hors produits frais est passé de 1,8 % à 2,7 % sur un an. Ces variations doivent être rapprochées des pondérations de l’indice et du niveau des prix un an plus tôt ; elles ne signifient pas que toutes les catégories ont accéléré au même rythme.
L’alimentation et certaines catégories de services ont exercé une pression à la hausse. Les aliments hors produits frais augmentent de 3,6 % sur un an, les repas pris à l’extérieur de 4,7 % et les boissons de 6,7 %. Le poisson frais progresse de 17,2 %, tandis que les légumes frais baissent de 5,3 %. Les loyers du logement augmentent de 2,0 %, dont 2,2 % pour les loyers privés. Ces différences montrent que les sous-catégories alimentaires et le logement contribuent distinctement à l’indice global, sans calculer l’effet sur le panier de dépenses de chaque ménage.
Le groupe énergie recule de 2,0 % sur un an. L’électricité baisse de 2,4 % et le gaz de ville de 1,6 %, tandis que le kérosène augmente de 11,6 %. À l’inverse, les tarifs de l’eau et de l’assainissement progressent de 29,5 % ; la hausse de 65,6 % des tarifs de l’eau contribue positivement à l’indice global. Le tableau du Bureau suit séparément l’énergie, l’électricité, le gaz de ville, le kérosène et l’essence. La baisse de l’agrégat énergie ne signifie pas que chaque composante a diminué.
Les variations mensuelles désaisonnalisées diffèrent des taux annuels. L’indice global augmente de 0,6 %, l’indice hors produits frais de 0,9 %, et l’indice hors produits frais et énergie de 0,7 %. Les aliments hors produits frais progressent de 0,1 % sur le mois, le logement baisse de 0,3 %, et les tarifs de l’eau et de l’assainissement montent de 3,8 %. La correction saisonnière vise à atténuer les régularités infra-annuelles ; le Bureau révise les facteurs saisonniers passés lors de la publication des résultats de décembre chaque année.
La publication identifie séparément certaines contributions estimées. Une baisse de 100 % des frais de crèche est associée à une réduction de 0,21 point du taux annuel global ; la source présente ce calcul dans le périmètre de la composante tarifaire concernée. Les contributions attribuées aux changements de taxe sur l’essence et aux effets des politiques sont explicitement qualifiées d’estimations. Le calcul distingue un effet courant d’environ 0,65 point à la baisse sur le taux de l’énergie et un effet compensateur de 0,29 point lié à la disparition de la base de comparaison antérieure. Ce sont des contributions estimées à l’indice, pas des mesures directes des prix de marché.
Le CPI préliminaire de Tokyo peut fournir un signal précoce, mais son périmètre géographique n’est pas national et il ne remplace pas les prochains résultats nationaux définitifs. L’indice fixe la moyenne annuelle de 2025 à 100 ; les variations en pourcentage décrivent l’évolution de ce panier de prix, pas le prix d’un produit précis ni le coût de la vie de chaque consommateur. Le résultat de septembre montre des évolutions différentes des services, de l’alimentation et des tarifs réglementés. Pour juger plus largement des prix nationaux, des budgets des ménages ou des effets monétaires, il faut examiner ensemble le CPI national, les revenus, la consommation et les révisions ultérieures.


