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Statistics South Africa a publié le 1er octobre son bulletin sur la production et la distribution d’électricité d’août 2026. L’organisme indique que la production d’électricité était inférieure de 7,1 % à celle observée un an plus tôt. Cette comparaison annuelle met en regard la production d’août 2026 et celle d’août 2025 ; elle indique la direction de l’évolution annuelle de la production. Les mesures mensuelles et trimestrielles corrigées des variations saisonnières figurant dans la même publication couvrent d’autres périodes de comparaison. Un recul annuel ne signifie donc pas que chacun des mois précédant août a baissé dans la même proportion. Il s’agit d’un indicateur national de production, qui ne décrit ni les performances ni l’utilisation de la capacité de centrales particulières.
La production corrigée des variations saisonnières a diminué de 0,2 % entre juillet et août. Cette baisse fait suite à des reculs mensuels de 0,4 % en juillet et de 0,7 % en juin dans la même série. Sur trois mois, la production a baissé de 0,9 % pour la période terminée en août 2026 par rapport aux trois mois précédents. Un taux mensuel compare deux mois consécutifs, tandis que le taux sur trois mois compare les périodes de début et de fin d’une fenêtre plus large ; ces chiffres ne répètent pas la mesure d’un même mouvement. La correction saisonnière tient compte des régularités du calendrier ou des saisons. Ces taux corrigés ne correspondent pas à la même série ni à la même comparaison que le chiffre annuel non corrigé.
L’indicateur de distribution a donné un signal à court terme différent de celui de la production. La distribution d’électricité, désignée comme consommation dans le bulletin, était inférieure de 1,1 % en août 2026 à son niveau d’un an auparavant. Pourtant, la distribution corrigée des variations saisonnières a augmenté de 0,3 % entre juillet et août. La variation mensuelle de juillet était également une hausse de 0,3 %, tandis que juin avait enregistré une baisse de 0,9 %. Sur les trois mois terminés en août, la distribution a progressé de 0,3 % par rapport aux trois mois précédents. Une baisse annuelle peut coexister avec des hausses mensuelles et trimestrielles, car ces indicateurs portent sur des périodes différentes. La distribution n’est pas synonyme de production : elle suit une activité distincte du système électrique.
Cette distinction est importante pour lire l’ensemble de la publication. Le recul annuel de 7,1 % de la production est le résultat en glissement annuel le plus net, mais il ne décrit pas à lui seul la dynamique à court terme. La production mensuelle corrigée a de nouveau baissé en août, mais moins fortement qu’en juin et juillet. À l’inverse, la mesure annuelle de la distribution a reculé alors que ses mesures mensuelles et trimestrielles corrigées affichaient de modestes hausses. Comme les variations en pourcentage ne donnent pas les niveaux de départ, elles ne révèlent pas à elles seules les volumes physiques d’électricité produite ou distribuée. La série mensuelle et les notes méthodologiques de l’organisme permettent de distinguer les niveaux d’indice des taux de variation.
Les chiffres d’août constituent une observation mensuelle et plusieurs comparaisons dans le temps ; ils ne prévoient ni l’offre future, ni le risque de coupures, ni les prix ou la croissance économique. Le bulletin présente des indicateurs agrégés à l’échelle nationale, et les taux cités ici ne peuvent être attribués à une centrale ou à un groupe de consommateurs en particulier. Les taux annuels comparent avec le même mois un an plus tôt, les taux mensuels avec le mois précédent et les taux sur trois mois avec les trois mois précédents. Les données corrigées des variations saisonnières ne doivent pas être assimilées à la variation annuelle non corrigée. L’organisme statistique peut réviser les séries ; il faudra donc consulter les publications ultérieures pour connaître les révisions et définitions. Cet article couvre la période de référence d’août dans la publication du 1er octobre.



