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L’Office statistique de la République de Slovénie (SURS) a publié le 1er octobre, à l’occasion de la Journée mondiale de la marche, un aperçu tiré de son enquête 2025 sur la mobilité quotidienne des voyageurs. Les résidents de 15 à 84 ans effectuaient à pied un déplacement quotidien sur cinq. Un déplacement pédestre moyen parcourait 2,2 kilomètres et durait 29 minutes. Il s’agit d’estimations d’enquête portant sur des déplacements d’une population et d’une période définies, et non d’un recensement de toutes les marches en Slovénie, d’une mesure de l’exercice ou d’une évaluation des infrastructures piétonnes. La publication associe deux dimensions utiles : la fréquence de la marche parmi les déplacements enregistrés et la distance ainsi que la durée moyennes de ces déplacements.
Le dénominateur est le déplacement, pas la personne. « Un sur cinq » signifie qu’un déplacement déclaré sur cinq a été effectué à pied ; cela ne signifie pas qu’un résident sur cinq a marché, que chacun marche une fois tous les cinq jours ou que la marche représente un cinquième de la distance totale. Une personne peut n’avoir effectué aucun déplacement le jour observé ou en avoir effectué plusieurs. La publication générale de SURS sur la mobilité en 2025 indique que les résidents de 15 à 84 ans ont réalisé en moyenne 2,3 déplacements par jour et que 24 % n’en ont fait aucun dans la plage définie de 100 mètres à 300 kilomètres lors d’une journée moyenne. Toutes modalités confondues, un déplacement moyen mesurait 14,4 kilomètres et durait 24 minutes. Ces moyennes générales diffèrent des 2,2 kilomètres et 29 minutes propres aux déplacements à pied.
L’enquête couvre les résidents slovènes de 15 à 84 ans vivant dans des ménages privés. SURS a sélectionné les répondants dans le registre central de la population et sa base démographique. En 2025, l’office a utilisé deux échantillons indépendants : un échantillon web systématique stratifié de 18 060 personnes et un échantillon de terrain stratifié à deux degrés de 11 200 personnes, soit 29 260 personnes sélectionnées. La collecte s’est déroulée du 19 mars au 16 juin, par entretiens en ligne et en face à face. Chaque répondant décrivait ses déplacements d’un jour choisi. La journée d’observation allait de 03 h 00 à 02 h 59 le lendemain, afin de saisir les trajets tardifs ou très matinaux. Les jours ouvrés et non ouvrés ont été répartis pour représenter les deux types de journée.
SURS définit un déplacement comme un mouvement sur une route ou un chemin public pour une raison telle que le travail, les études, les achats ou les loisirs. Seuls les trajets de plus de 100 mètres et jusqu’à 300 kilomètres ont été retenus. Les trajets entièrement à l’étranger sont exclus, mais un trajet peut commencer ou se terminer de l’autre côté de la frontière. La marche et la course figurent parmi les modes. La distance comprend les déplacements sur les routes et chemins publics ; ceux réalisés sur une propriété privée, comme un jardin ou un champ, sont exclus. Si un trajet combine plusieurs modes, le mode principal est celui utilisé sur la plus longue distance du trajet. Cette règle importe pour interpréter la part de la marche : une courte marche jusqu’à un arrêt suivie d’un trajet plus long en bus est classée selon le mode couvrant la plus longue distance, pas nécessairement comme un déplacement à pied.
L’office pondère séparément les échantillons web et de terrain en tenant compte des probabilités de sélection, de la non-réponse et du calage, puis combine les poids finaux. Les réponses sont contrôlées et certaines valeurs manquantes peuvent être imputées. Les estimations peuvent comporter des erreurs d’échantillonnage, de non-réponse et de mesure. SURS signale les estimations moins fiables et supprime celles dont le coefficient de variation dépasse 30 %. L’enquête est quadriennale et aucune correction saisonnière n’est appliquée. SURS indique que la collecte de printemps 2025 s’est déroulée pendant l’année scolaire et des jours fériés, sans conditions météorologiques extrêmes, et qu’elle peut représenter l’année civile. En septembre, l’office a révisé les nombres annuels de déplacements de 2017, 2021 et 2025 après avoir découvert une sous-estimation ; il a précisé que les parts des différentes catégories, dont le mode principal, restaient inchangées. Le chiffre sur la marche doit ainsi être lu comme une estimation pondérée et délimitée, non comme un dénombrement exhaustif ou une série de tendance.


