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Le ministre pakistanais des Finances et des Revenus, Muhammad Aurangzeb, a présenté six priorités économiques du gouvernement lors d’une réunion avec les membres de la Chambre de commerce et d’industrie des investisseurs étrangers (OICCI), à Karachi, le 1er octobre. La première consiste à pérenniser la stabilité macroéconomique en renforçant la résilience budgétaire et extérieure du pays. La deuxième est de passer de la stabilisation à une croissance durable et inclusive, portée par la productivité, l’investissement, les exportations et l’emploi. En troisième lieu, le ministre a appelé à faire passer les réformes structurelles de la conception à l’exécution, notamment dans la fiscalité, l’énergie, les entreprises publiques, la privatisation et les finances publiques. Il a présenté ces axes comme un programme lié: préserver la stabilité et l’utiliser comme socle d’une activité productive durable, plutôt que de dépendre d’apports temporaires de liquidités ou d’une expansion tirée par la consommation.

La quatrième priorité vise à réorienter les relations économiques bilatérales du Pakistan, de l’aide vers le commerce et l’investissement. Aurangzeb a déclaré que les investissements étrangers prennent du temps à se concrétiser et nécessitent une continuité des politiques, une facilitation pratique et un environnement favorable. Il a cité l’intérêt apparu dans les mines et les minéraux, les technologies, l’agriculture, le pétrole et le gaz, la modernisation des raffineries, ainsi que l’intérêt d’investisseurs turcs pour la privatisation des sociétés de distribution d’électricité. Le communiqué décrit ces secteurs comme des domaines d’intérêt et d’efforts d’attraction de capitaux; il n’annonce ni investissement réalisé ni engagement contraignant. Le ministre a défini le rôle de l’État comme la fourniture d’un cadre politique et réglementaire et d’un environnement propice, tandis que le secteur privé doit mener l’investissement et la croissance.

La cinquième priorité est d’élargir le financement des petites et moyennes entreprises, de l’agriculture, du logement et des groupes mal desservis. Au sujet du programme résidentiel Apna Ghar du Premier ministre, Aurangzeb a indiqué qu’environ 60 milliards de roupies pakistanaises avaient été financés et que les banques avaient approuvé un portefeuille de financement supplémentaire important. Il a également souligné un défi du côté de l’offre: le crédit disponible doit se traduire en construction, investissement, emplois et activité économique plus large. Le communiqué ne détaille pas le montant de ce portefeuille supplémentaire et ne dit pas que toutes les sommes financées ont déjà produit des logements achevés ou de nouveaux emplois. Le gouvernement veut aussi approfondir les marchés de capitaux afin d’orienter davantage l’épargne intérieure vers l’investissement productif, notamment les infrastructures, le logement et l’expansion du secteur privé.

La sixième priorité consiste à positionner le Pakistan dans la «nouvelle économie» grâce à la numérisation, à la blockchain, au Web 3.0 et aux technologies émergentes. Aurangzeb a estimé que ces domaines pouvaient soutenir l’investissement, l’innovation, les exportations et l’emploi. Sur l’administration fiscale, il a indiqué que le nombre de contribuables déclarants avait dépassé 5,7 millions, contre environ 3,9 millions l’année précédente et quelque 1,8 à 1,9 million en 2022. Il a cité la transaction de Pakistan International Airlines comme exemple de capitaux locaux réunis: de grands groupes pakistanais auraient mobilisé collectivement près de 1,2 milliard de dollars. Les représentants de l’OICCI ont échangé sur le climat des affaires et la participation des investisseurs. Le communiqué expose des priorités politiques; il ne fait état ni d’une nouvelle loi, ni d’un financement approuvé, ni d’une attribution d’investissement.