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Le communiqué de l’indice des prix à la consommation de septembre 2026, publié le 1er octobre par le Bureau pakistanais des statistiques, indique une inflation mensuelle de 1,27 % et une inflation annuelle de 10,26 %. Le taux mensuel compare l’indice de septembre 2026 à celui d’août 2026 ; le taux annuel compare septembre 2026 à septembre 2025. Le Bureau a également signalé une inflation moyenne de 10,20 % pour le trimestre juillet-septembre 2026-2027 par rapport au même trimestre de l’exercice précédent. Ces chiffres couvrent des périodes de référence différentes.

La hausse mensuelle s’est élevée à 1,31 % en zone urbaine et à 1,23 % en zone rurale. Sur un an, l’IPC urbain a progressé de 10,12 % et l’IPC rural de 10,47 %. L’indice national est une combinaison pondérée des indices urbain et rural ; il ne faut donc pas le lire comme une simple moyenne arithmétique de ces deux taux. La moyenne trimestrielle résume pour sa part la comparaison de l’ensemble du trimestre juillet-septembre, et non le seul mouvement des prix en septembre.

Dans le tableau mensuel par groupe, le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les autres combustibles ont augmenté de 3,05 % au niveau national, tandis que les transports ont progressé de 5,75 %. Les produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont augmenté de 0,19 %. La progression mensuelle plus forte des transports montre pourquoi le taux général de 1,27 % ne signifie pas que tous les groupes ont monté au même rythme. Le taux d’un groupe mesure l’évolution de son propre indice, pas sa contribution à l’indice total.

Le tableau annuel présente lui aussi des mouvements différents : le logement, l’eau, l’électricité, le gaz et les autres combustibles ont augmenté de 12,39 %, les transports de 27,43 % et les produits alimentaires et boissons non alcoolisées de 8,20 %. Leurs pondérations diffèrent également. L’alimentation représente 34,58 % du panier national, le logement et l’énergie 23,63 %, et les transports 5,91 %. Un taux élevé pour un groupe ne prouve pas à lui seul qu’il contribue le plus à l’inflation annuelle ; la contribution dépend à la fois de l’évolution des prix et du poids du groupe.

L’IPC publié par le PBS repose sur une année de base 2015-2016. L’IPC urbain couvre 35 villes et 356 biens de consommation ; l’IPC rural porte sur 27 centres ruraux et 244 articles. Pour les douze grands groupes de dépenses, l’indice national est calculé comme une moyenne pondérée des indices urbain et rural. Il représente l’évolution des prix de biens et services sélectionnés. Il ne signifie pas que tous les ménages achètent les mêmes articles dans les mêmes quantités ni que leur coût de la vie correspond exactement au taux national.

Les périodes de comparaison doivent rester explicites. Les 1,27 % de septembre correspondent à la variation mensuelle ; les 10,26 % comparent au même mois un an plus tôt ; les 10,20 % comparent la moyenne du trimestre juillet-septembre à celle du trimestre correspondant de l’exercice précédent. Ces chiffres ne sont ni des éléments à additionner ni des mesures substituables. Le communiqué publie aussi les séries urbaines et rurales ; l’indice national combine ces deux zones à l’aide de pondérations.

Ces données suivent l’évolution du niveau des prix ; elles ne mesurent pas directement les salaires, les revenus des ménages, les quantités achetées ou les coûts des entreprises. Une hausse sur un seul mois ne suffit pas à établir une tendance durable. Le communiqué du PBS constitue la source officielle pour les variations de l’indice et sa couverture pondérée. Il faut aussi le distinguer de l’indicateur hebdomadaire des prix sensibles du Pakistan : le SPI est une mesure distincte publiée chaque semaine, tandis que l’IPC présenté ici est mensuel, repose sur la base 2015-2016 et combine les indices urbain et rural.