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La fiche de comptage publiée par la Commission nigériane de régulation de l’électricité le 2 septembre 2026 compare mai et juin 2026. La couverture nationale était de 60,22 % en mai et de 61,51 % fin juin. Juin comptait 7 743 839 clients équipés parmi 12 589 486 clients actifs. La publication constitue une information de septembre, mais les observations concernent le stock de juin et les flux mensuels d’installation. Poser un compteur ne signifie ni créer un raccordement supplémentaire ni produire davantage d’électricité. Le dénominateur est celui des clients actifs enregistrés, pas la population.
Haber Paper calcule un déficit de fin juin de 12 589 486 moins 7 743 839, soit 4 845 647 clients. Le complément de la couverture publiée de 61,51 % est 38,49 %, avec l’arrondi de la source. La couverture augmente de 1,29 point de pourcentage entre mai et juin. Parler d’une croissance de 1,29 % serait incorrect : la hausse relative au taux de mai est d’environ 2,14 %. La couverture varie aussi avec la clientèle et ne se confond donc pas avec le nombre d’installations. Stocks de clients et flux mensuels restent distincts.
La source indique 104 585 clients supplémentaires équipés en mai et 203 521 en juin. Le flux de juin représente 1,946 fois celui de mai, soit environ 94,60 % de hausse. Deux mois ne démontrent pas que ce rythme durera. Diviser le déficit fixe de juin par les installations de juin donne 23,81 mois de charge de travail équivalente. Il s’agit uniquement d’un calcul d’échelle, pas d’un calendrier ou d’une prévision. Nouveaux clients, remplacements, pannes, terrain et ressources ultérieures peuvent modifier le résultat ; aucune date finale n’est attribuée.
Le bénéfice technique est de convertir une consommation non mesurée en relevé individuel. Un compteur fournit des données de facturation, mais n’élimine pas seul les pertes des conducteurs et ne fournit pas d’énergie pendant une coupure. La fiabilité demande installation correcte, tests, transmission et association au compte client. Livrer l’appareil ou le stocker ne signifie pas démarrer le service. Combinées au bilan énergétique d’un distributeur, des données exactes peuvent orienter les recherches de pertes, sans expliquer seules toutes leurs causes.
La chaîne économique comporte plusieurs étapes : consommation mesurée, facture exacte, encaissement puis financement de l’entretien et des investissements. Le nombre de nouveaux appareils ne garantit aucune transition automatiquement. Évaluer les recettes demande tarifs, consommation réelle, paiement, coût du comptage et méthode antérieure de facturation. La fiche ne rassemble pas ces informations ; aucune recette par compteur ni rentabilité n’est calculée. Des relevés transparents peuvent aider à examiner les litiges, mais mesurer leur réduction exige également des données opérationnelles séparées.
La prochaine surveillance devrait rapprocher installations et stock de compteurs fonctionnels intégrés à la facturation. Une série mensuelle conservant la même définition de clientèle éclairerait les progrès ; croissance ou nettoyage des registres devraient expliquer séparément les variations du dénominateur. Les taux par entreprise ne constituent pas un classement simple d’efficacité, les clientèles et territoires différant. Le Nigeria montre la coexistence d’un déploiement rapide à court terme et d’un déficit important. Comptage, fourniture physique et trésorerie commerciale sont des capacités distinctes mais liées.
