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La National Bank of Kuwait (NBK) a indiqué le 27 septembre que son vice-président et directeur général du groupe, Isam Al-Sager, avait participé à une table ronde sur l’avenir du secteur bancaire et des services financiers au Koweït. Organisée par Global Finance, la discussion réunissait également Basel A. Al-Haroon, gouverneur de la Banque centrale du Koweït, et les directeurs généraux de banques koweïtiennes. L’ordre du jour portait sur les transformations structurelles et les défis qui façonnent le secteur au Koweït et à l’international.

Selon le compte rendu de NBK, Al-Sager a estimé que la résilience institutionnelle devait être construite avant qu’une crise ne survienne. Les turbulences géopolitiques et économiques peuvent affecter simultanément les opérations des banques, leur financement et leur capacité à servir leurs clients ; la préparation ne se limite donc pas aux réserves de capital. Les institutions doivent repérer les risques, protéger les processus essentiels, clarifier les responsabilités décisionnelles et tester régulièrement les plans de continuité. Le communiqué décrit les thèmes abordés, sans publier de nouvelle mesure des tests de résistance, des fonds propres ou des interruptions opérationnelles.

La transformation numérique constituait un autre sujet. En faisant évoluer les canaux clients et les processus internes grâce aux technologies, les banques peuvent améliorer l’efficacité et l’accès aux services. Dans le même temps, la cybersécurité, la dépendance envers des prestataires externes et la continuité des systèmes deviennent des enjeux centraux de gestion des risques. Al-Sager a appelé à accélérer cette transformation. Cela ne signifie ni qu’un système particulier a été lancé, ni qu’un gain de productivité a été mesuré dans l’ensemble du secteur. Le communiqué rapporte des priorités stratégiques, sans budget technologique, calendrier d’exécution ou statistiques sur les incidents cyber.

La durabilité a été abordée comme un troisième enjeu lié à la croissance de long terme et à la stabilité financière du secteur. Lorsque les banques intègrent les risques environnementaux et sociaux dans l’évaluation du crédit, la gouvernance et les produits de financement, elles peuvent influer sur l’allocation du capital. Toutefois, l’annonce de la table ronde ne comporte aucun nouvel engagement de finance durable, décision réglementaire ou objectif. La durabilité doit donc être comprise comme une priorité de politique et de stratégie évoquée par un dirigeant bancaire, et non comme un nouveau programme de financement ou un résultat climatique mesuré.

La table ronde a réuni le régulateur et des dirigeants de banques autour de risques susceptibles de dépasser le bilan d’un seul prêteur. Le communiqué de NBK ne mentionne ni décision contraignante, ni calendrier commun, ni engagement sectoriel issu de la réunion. Pour suivre des progrès concrets, il faudra des mesures réglementaires, des pratiques de cybersécurité, des indicateurs de continuité des services et des informations sur la finance durable. Le fait établi est que des responsables bancaires du Koweït ont discuté de la résilience, du numérique et de la durabilité comme priorités communes ; le communiqué ne démontre pas que les performances du secteur aient déjà évolué.