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Aidarbek Saparov, ministre kazakh de l’Agriculture, a déclaré lors d’une réunion gouvernementale le 6 octobre que six axes de numérisation agricole étaient en cours dans le cadre de la stratégie Digital Qazaqstan 2026. Le ministère veut réunir les données et les services de ces axes dans une plateforme commune appelée Digital Agro. Le communiqué constitue un état d’avancement : il ne dit pas que la plateforme est achevée ou que tous les systèmes sont déjà réunis. Les domaines présentés couvrent le soutien public, les registres de cheptel, les cultures, les terres, les fermes intelligentes et l’analyse de données. Le ministère associe à ces domaines des systèmes existants et des travaux encore en cours, qu’il convient de distinguer.
Pour le soutien public, le ministère indique que le système gratuit de subventions Gosagro fonctionne à la place d’équivalents privés payants et compte plus de 209 000 utilisateurs inscrits. Le suivi du cycle de vie du bétail et des mesures vétérinaires passe par les systèmes d’information ISZH et RSZH ainsi que par l’application mobile Tört Tүlik. Le nombre d’inscrits ne signifie pas que chaque utilisateur est un agriculteur actif, propriétaire d’exploitation ou bénéficiaire d’une subvention. Dans les cultures, un système d’information est en développement pour planifier les semis numériquement, enregistrer les lots de produits et assurer un suivi par satellite du producteur à l’élévateur. Le communiqué décrit ce système comme en cours de formation, pas comme un service national achevé.
Le ministère affirme que la carte numérique des terres est constituée à 100 %. Il vise une couverture complète des études agrochimiques, géobotaniques et pédologiques d’ici 2029. Le système ZherInSpektr est utilisé pour surveiller l’usage rationnel des terres. Ces éléments n’en sont pas tous au même stade : la carte est donnée comme achevée, tandis que la couverture complète des trois types d’études est un objectif futur. Plus de 650 entreprises utiliseraient des technologies numériques dans leurs exploitations. Selon le ministère, ce chiffre comprend 200 fermes intelligentes, dont 112 fermes laitières et plus de 30 parcs d’engraissement équipés de systèmes de surveillance automatisés.
Le sixième axe est le jeu de données Smart Data Agro, en cours de constitution pour permettre l’analyse numérique et accélérer les décisions de gestion. Le communiqué n’indique ni l’étendue des données accessibles, ni les règles de partage, ni un budget ou une date de lancement. Cet article reprend les chiffres et l’état de mise en œuvre rapportés par le ministère le 6 octobre ; il ne les présente pas comme des résultats audités de manière indépendante. Digital Agro vise à rapprocher les informations issues des systèmes publics et des technologies agricoles. Toutefois, la source ne fixe pas la date à laquelle ces connexions seront terminées et ne précise pas comment les services aux agriculteurs changeront. Ces effets restent donc des perspectives, pas des résultats déjà constatés.



