Détails de l’article

La Conférence de l’Est arabe sur les exportations agricoles, organisée à Amman les 15 et 16 septembre 2026, s’est achevée par une déclaration sur l’intégration agricole et les exportations. Selon l’agence officielle jordanienne Petra, la réunion s’est tenue sous le patronage du ministre de l’Agriculture Saeb Khreisat et a réuni des ministres ou vice-ministres de l’Agriculture du Liban, de Palestine et de Syrie, ainsi que des diplomates, des organisations internationales et des représentants du secteur privé. La liste indique une discussion régionale sur l’offre, les normes et l’accès aux marchés, et non une simple promotion des exportations d’un pays. La déclaration formule des propositions visant à réduire les obstacles administratifs et logistiques au commerce.

Petra rapporte que plus de 1 000 responsables agricoles et économiques ont participé à ces deux journées, dont des importateurs de 25 pays et 35 intervenants spécialisés. Le compte rendu mentionne 218 rencontres directes entre entreprises et l’établissement de certains accords d’agence, contrats commerciaux et canaux de coopération. Il ne précise ni les parties, ni la valeur des contrats, ni leur caractère contraignant. Le nombre de réunions ne peut donc être interprété comme un volume d’exportations signé ou un chiffre d’affaires réalisé. Cette distinction sépare la mise en relation de l’événement des résultats commerciaux qui pourraient apparaître dans les données douanières. Une évaluation nécessitera des données ultérieures sur la mise en œuvre et le commerce.

Les huit points de la déclaration prévoient un comité régional et un bureau exécutif de suivi, ainsi qu’une base de données complète et un portail commercial dédié. Les participants ont aussi convenu de poursuivre l’harmonisation ou la reconnaissance mutuelle des certificats agricoles, sanitaires et techniques, de créer un calendrier régional des cycles saisonniers des cultures et de former trois comités spécialisés dans le transport et la logistique, l’investissement et la finance, ainsi que la certification de qualité et la technologie. Ce sont des mesures proposées, pas des règles déjà en vigueur. Leur effet dépendra de décisions de mise en œuvre, notamment des pouvoirs du comité, de la participation des pays et des données actualisées par le portail. Les résultats ne peuvent être évalués avant la publication des responsabilités et du calendrier.

D’autres propositions portent sur une étude de faisabilité pour une entreprise régionale unifiée de commercialisation agricole, le suivi des accords entre entreprises et l’organisation de rencontres commerciales toute l’année, ainsi que la tenue annuelle de la conférence avec une participation irakienne élargie à la prochaine édition. Le compte rendu propose une étude de faisabilité, et non une entreprise déjà créée ou financée. La décision de rendre la conférence annuelle exprime une intention, mais aucun calendrier officiel ni hôte n’a été annoncé. Il est donc prématuré de présenter la déclaration comme un bloc commercial achevé ou une institution réglementaire commune. Les suites dépendront des décisions ultérieures des pays et des organisateurs.

La logistique apparaît comme une priorité distincte. Khreisat a déclaré que Royal Jordanian soutenait le rôle logistique régional de la Jordanie grâce à de nouvelles lignes de fret, à l’extension de sa flotte et à une installation moderne ; il a aussi indiqué que les subventions publiques au fret aérien contribuaient aux exportations vers l’Europe et à l’agriculture contractuelle. Le compte rendu ne donne ni montant d’aide, ni nombre de producteurs bénéficiaires, ni volumes expédiés par produit. Les indicateurs à suivre comprennent la reconnaissance des certificats, les délais aux frontières, l’accès à la chaîne du froid et les transactions documentées liées aux rencontres. L’accès des petits producteurs dépend aussi du respect des exigences de qualité et de livraison.