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Le gouvernement indonésien a indiqué, dans un point d’étape du 30 septembre, que 15 centrales sont en développement dans six provinces au titre de la première phase de son programme solaire de 100 GWc. Muhammad Qodari, directeur de l’Agence des communications gouvernementales, a cité Java-Est, Java-Centre, Java-Ouest, Bali, les îles Riau et Bangka Belitung. ANTARA rapporte un besoin d’investissement estimé à 135 000 milliards de roupies pour ces projets et des économies potentielles d’environ 4 600 milliards de roupies par an pour le budget de l’État. Aucun de ces montants n’est présenté comme une dépense constatée ou une économie déjà réalisée.
La note de lancement du ministère de l’Énergie et des Ressources minérales indique que le programme de 100 GWc a été lancé depuis Bali le 25 août, avec des cérémonies associées aux projets flottants de Gajah Mungkur, du village de Sembur et de Pulau Rengit. Le point de septembre décrit les 15 premiers projets comme un mélange de centrales au sol et flottantes. Le GWc désigne la puissance crête des modules solaires; il ne se confond pas avec une capacité exprimée en GW ordinaire et ne mesure pas l’électricité produite pendant une année. Le nom du programme ne signifie pas que les 100 GWc sont construits ou raccordés.
Qodari a comparé 1,76 GW de capacité solaire installée à 108 GW de capacité totale de production électrique nationale. Ces chiffres portent sur des technologies différentes et des dimensions distinctes du système électrique. La comparaison montre que le solaire reste une faible part de la capacité installée, mais ne révèle pas à elle seule le mix de production ni la puissance disponible à chaque heure. Le responsable a aussi cité un potentiel solaire national estimé à 3 294 GW. Une estimation de ressource n’équivaut pas à une capacité de projet disposant du foncier, des autorisations, du raccordement et de conditions commerciales nécessaires.
Les estimations rendues publiques pour les 15 premières centrales incluent environ 4 600 milliards de roupies d’économies budgétaires potentielles par an. Par ailleurs, l’ensemble du programme de 100 GWc pourrait réduire l’utilisation du diesel jusqu’à six millions de kilolitres annuels; ce plafond concerne le programme élargi et non une économie mesurée des 15 premiers projets. Qodari a également évoqué jusqu’à 73 900 milliards de roupies d’économies annuelles et 5,52 millions d’emplois possibles à l’échelle du programme. Ce sont des projections, pas des résultats budgétaires acquis ni des emplois déjà créés. Les estimations des projets et du programme global ne doivent pas être additionnées.
Les centrales sont réparties entre Java, Bali et deux régions insulaires. Cette géographie place la planification du système au cœur de la mise en œuvre: points de raccordement, capacité de transport, usage des terres, stockage et demande locale déterminent la capacité à fournir l’électricité là où elle est nécessaire. ANTARA rapporte que l’électricité doit soutenir les activités productives de petites et moyennes entreprises, notamment des bateaux de pêche électriques, et desservir des zones jusque-là peu raccordées. Le point d’étape ne précise ni les consommateurs concernés, ni la date de raccordement, ni les tarifs ou modalités d’accès au réseau.
Pour éprouver le besoin d’investissement, il faudra connaître les financements effectivement engagés, la puissance et les coûts par projet, l’avancement des travaux, les dates de mise en service et la production annuelle observée. Le calcul des économies pourra aussi être évalué lorsque seront publiés son scénario de référence, le diesel évité et la performance des centrales. Pour l’instant, l’annonce décrit un portefeuille de projets répartis sur plusieurs territoires et son ampleur envisagée; elle ne fait état ni de clôture financière, ni de l’achèvement de toutes les centrales, ni de la réalisation des effets économiques et climatiques projetés. Cette distinction sépare la puissance nominale planifiée de l’électricité effectivement livrée.



