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La publication sur les prix à la consommation du Bureau des statistiques des Fidji, parue le 1er octobre 2026, fixe l’indice global de septembre à 117,6. Ce niveau est inférieur de 0,4 % à celui d’août, établi à 118,1. Le communiqué présente aussi deux comparaisons annuelles distinctes : une variation de 6,8 % par rapport à septembre 2025, et une variation de 1,9 % de l’indice moyen d’octobre 2025 à septembre 2026 par rapport à la moyenne des douze mois précédents, d’octobre 2024 à septembre 2025.
L’expression du Bureau « taux moyen annuel d’inflation » désigne la comparaison de deux moyennes de l’indice sur douze mois, et non celle d’un mois avec le même mois un an plus tôt. Le calcul compare l’IPC moyen d’octobre 2025 à septembre 2026 à celui d’octobre 2024 à septembre 2025. Le chiffre de 1,9 % ne décrit donc pas, à lui seul, le mouvement des prix en septembre ni le taux annuel de septembre à septembre. Cette distinction est importante lorsque les taux publiés utilisent des fenêtres différentes.
La publication place le taux de 6,8 % sous le titre « inflation mensuelle », mais le texte précise qu’il compare septembre 2026 à septembre 2025. Il s’agit donc d’une variation sur un an, et non d’un mouvement mensuel. La comparaison réellement mensuelle apparaît séparément : l’indice de septembre a baissé de 0,4 % par rapport à août. Il faut suivre les dates de comparaison indiquées, car le libellé du titre pourrait autrement conduire à décrire incorrectement le taux de 6,8 %.
Un niveau d’indice de 117,6 ne signifie pas que les prix ont augmenté de 117,6 %. La série nationale de l’IPC des Fidji prend pour base la moyenne des douze mois de 2019, fixée à 100,0. Le niveau de septembre indique la position de l’indice par rapport à cette base, tandis que le taux de 0,4 % mesure sa variation depuis août. Un point d’indice et une variation en pourcentage sont des unités différentes et ne doivent pas être confondus.
Le Bureau établit l’IPC pour mesurer les variations moyennes des prix des biens et services achetés par les ménages. La collecte mensuelle a lieu dans les zones urbaines de Suva, Lami, Nasinu, Nausori, Lautoka, Nadi, Ba et Labasa. L’institution considère actuellement ces observations comme représentatives des variations de prix en zone rurale également. Cette note de couverture explique la présentation nationale de l’indice alors que les prix ne sont pas observés directement et séparément dans chaque localité fidjienne.
Les pondérations de l’IPC sont tirées de l’enquête sur les revenus et dépenses des ménages des Fidji de 2019/2020. Elles visent à représenter l’importance relative des différents biens et services dans les budgets des ménages. L’IPC suit donc l’évolution d’un panier de consommation pondéré, et non le prix de quelques produits ou une moyenne simple des prix affichés en magasin. Cette méthode permet aux prix de certains articles d’évoluer différemment de la tendance de l’indice global pondéré.
La publication de septembre souligne le recul de l’indice global national, de 118,1 à 117,6, ainsi que deux taux annuels. Il faut lire ces indicateurs en distinguant clairement leurs périodes : moins 0,4 % d’un mois à l’autre, 6,8 % de septembre à septembre et 1,9 % pour la moyenne sur douze mois. Ces taux ne peuvent pas être additionnés ; aucun ne confirme ni n’invalide l’autre, car chacun est calculé à partir d’observations couvrant une période différente.
Cette publication porte sur les prix à la consommation ; elle ne mesure pas directement les revenus des ménages, les salaires, les quantités achetées ni le coût de la vie d’une famille particulière. Les budgets et les choix de consommation variant, l’expérience individuelle peut différer du panier national. La source précise les lieux de collecte, la représentation des zones rurales, les pondérations de dépenses de 2019/2020 et la base de l’indice. Cet article se limite aux taux du communiqué de septembre 2026 et à leurs périodes de référence.


