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La Banque centrale des Émirats arabes unis (CBUAE) a ouvert son deuxième Climate Forum à Abou Dhabi le 8 octobre. Selon le compte rendu de la première journée publié par l’Agence de presse des Émirats, le forum devait se tenir les 8 et 9 octobre et réunir banques centrales, institutions financières et spécialistes du climat pour discuter des effets des risques climatiques sur la stabilité financière et la politique monétaire. Lors de l’ouverture, le gouverneur Khaled Mohamed Balama a appelé à intégrer davantage l’analyse des risques climatiques dans les pratiques des banques centrales et du secteur financier. Le rapport a mis en avant la gestion des réserves, les tests de résistance climatique et les instruments de finance durable.
WAM a indiqué que les obligations durables détenues par la CBUAE représentaient en moyenne 5 % de ses réserves de change, tandis que le stock de réserves s’élevait à 257 milliards de dollars à la fin septembre. Le premier chiffre est une part de portefeuille; le second est un stock de réserves à une date donnée. Ce sont deux mesures différentes, et cet article ne les multiplie pas pour en déduire une valeur obligataire. La CBUAE a aussi déclaré que les opérations de sukuk durables permettent aux banques de refinancer plus de 100 milliards de dollars d’actifs durables. Il s’agit d’une capacité offerte pour des actifs admissibles, et non d’un volume de refinancements déjà réalisés.
Le programme du forum a examiné la façon dont les risques climatiques peuvent affecter la stabilité financière et la politique monétaire. Le compte rendu cite la préparation d’un test de résistance climatique, l’application du règlement sur la gestion des risques financiers liés au climat et l’intégration de considérations environnementales dans les opérations de politique monétaire parmi les initiatives de la CBUAE. Ces mécanismes peuvent aider banques et superviseurs à relier l’exposition climatique à long terme aux décisions de prêt, à la valorisation des actifs et à la liquidité. C’est une explication de leur fonction possible; le compte rendu ne dit pas que leur déploiement est achevé partout ni que leurs effets ont été mesurés.
Les participants ont aussi débattu du rôle de la finance durable dans la mobilisation de capitaux pour la transition vers le zéro net, des possibilités de l’économie bleue et de l’innovation en matière de produits financiers verts. La numérisation et l’innovation financière ont été présentées comme des moyens de rendre ces solutions plus accessibles et plus évolutives. WAM indique que les sessions ont aussi abordé les usages possibles de monnaies numériques publiques et privées dans les paiements et règlements. Ces débats montrent un effort pour relier les objectifs climatiques aux infrastructures de paiement et aux données, en plus des politiques de crédit. Ils ne prouvent pas qu’un nouveau produit ou règlement particulier soit déjà opérationnel.
Le forum a également évoqué la participation de la CBUAE au Network for Greening the Financial System (NGFS) et sa coprésidence du groupe de travail du réseau sur les opérations des banques centrales. La source indique que le réseau compte plus de 140 banques centrales et superviseurs financiers; il s’agit d’un seuil minimal, pas d’un décompte exact. La CBUAE a précisé que le soutien à la durabilité avait récemment été ajouté à son mandat et que les préparatifs du test de résistance climatique se poursuivaient. Un rôle dans le réseau international peut faciliter le partage de méthodes et d’expériences, sans établir à lui seul une politique commune ou une pratique identique chez tous ses membres.
En plus des échanges du premier jour, WAM a rapporté que la CBUAE prévoyait un séminaire de recherche sur le climat le 9 octobre avec le Centre for Economic Transition Expertise de la London School of Economics. La source disait que le séminaire examinerait la modélisation du risque climatique, l’investissement responsable et les questions de politique liées au zéro net; elle n’en rapportait pas de résultat final. L’intérêt économique du forum réside dans l’intégration des risques climatiques aux processus de mesure et de gestion des institutions financières. Les effets pratiques pourront être évalués à mesure que seront publiés les résultats des tests, l’avancement réglementaire et les flux de finance durable.


