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Agriculture et Agroalimentaire Canada a annoncé le 5 octobre que le Fonds Food-Link de 1 milliard de dollars canadiens ouvrira ses demandes le 14 octobre. Le programme relève de la Stratégie nationale sur la sécurité alimentaire, annoncée en juin avec 3,2 milliards de dollars d’investissements prévus sur dix ans. Ottawa présente Food-Link comme un financement d’infrastructures destiné à améliorer le transport des aliments des producteurs aux consommateurs, à renforcer la concurrence et à élargir l’accès aux produits locaux.
Le fonds comprend deux volets. Le Fonds des terminaux alimentaires doit appuyer la création ou l’expansion de marchés de gros et de centres de distribution. Ces installations peuvent relier agriculteurs et entreprises alimentaires à des détaillants indépendants et à d’autres acheteurs, en leur offrant une voie supplémentaire vers le marché. Le Programme des pôles alimentaires vise des réseaux régionaux qui comblent des lacunes en matière de regroupement, d’entreposage, de transformation et de distribution, particulièrement dans les communautés mal desservies.
Les projets admissibles pourraient porter sur l’entreposage frigorifique, le transport, les équipements de transformation et d’emballage, les systèmes numériques, la logistique ou la modernisation d’installations. Ce sont des exemples de projets possibles; le communiqué ne nomme aucun bénéficiaire sélectionné et ne garantit pas le financement d’une proposition particulière. La période de demande durera huit semaines, jusqu’au 11 décembre. Les candidats devront d’abord déposer une manifestation d’intérêt; les propositions conformes aux objectifs pourront ensuite être invitées à présenter un dossier complet.
Le gouvernement présente le fonds comme un élément d’une stratégie plus vaste visant à réduire les coûts et à renforcer les chaînes d’approvisionnement alimentaires. Il estime que de meilleures infrastructures et des liens plus nombreux entre producteurs, distributeurs et détaillants peuvent améliorer l’efficacité et la concurrence. Le communiqué du 5 octobre précise le fonctionnement et le calendrier du programme, mais réserve la sélection des projets et la répartition géographique à une étape ultérieure. Il ne chiffre pas une baisse des prix à la consommation et ne précise pas le nombre de terminaux ou de pôles financés.
Des pôles régionaux pourraient donner aux producteurs un accès partagé à des installations et à des débouchés qu’une ferme ou une petite entreprise aurait du mal à créer seule. Des marchés de gros pourraient aussi accroître le nombre d’acheteurs et de vendeurs utilisant une infrastructure commune. Ce sont les mécanismes recherchés par le programme, et non des résultats garantis. La première étape consiste à déposer une manifestation d’intérêt; les demandes complètes ne seront examinées qu’après le tri initial et selon les règles d’admissibilité du fonds.


